Coups de coeur

  • Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose.

    É. L.

    Mère-fils

    Après le portrait de son père dans Qui a tué mon père et de lui-même dans En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis nous fait ici un portrait en demi-teinte de sa mère. Une femme doublement asservie, pas ses époux successifs et par la misère économique et sociale qui l'accompagnera une grande partie de sa vie. Edouard, avec le recul des années, nous confie cette culpabilité qui ne le quittera jamais, celle d'avoir réussi à s'élever socialement en participant à l'asservissement de sa mère : il l'a rudoie, il l'a cache, tenu par la honte de sa misère et par la peur de ne pouvoir s'en extraire. Puis vient le temps, après l'éloignement, de la (re)découverte mère-fils... Un récit extrêmement touchant, qui pourrait raisonner avec l'œuvre d'Annie Ernaux.

    Cassandre

  • Ce matin, quand Méréana se réveille, elle sait que la journée qui l'attend ne sera pas comme les autres. Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d'un fleuve africain. Elles viennent d'apprendre que la construction d'un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu'elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation.
    L'enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n'est pas seulement l'argent et sa faculté de transformer les rêves en projets - recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille. Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l'oppression au travail et dans la famille, les "casseuses de cailloux" découvrent la force collective et retrouvent l'espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c'est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde.
    Par sa description décapante des rapports de pouvoir dans une Afrique contemporaine dénuée de tout exotisme, Photo de groupe au bord du fleuve s'inscrit dans la plus belle tradition du roman social et humaniste, l'humour en plus.

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    Femmes battantes au Congo

    L'histoire de la formidable solidarité de femme "casseuses de cailloux" qui devront faire front commun pour revendiquer leurs droits et rendre leur survie moins pénible... Un portrait social, politique et économique du Congo qui met en exergue la situation de la femme africaine contemporaine prise de contradiction entre modernité et mœurs ancestrales. Mais c'est aussi une ode à ces femmes battantes, touchantes d'humanité, si courageuses. Un roman plein d'une empathie et d'une énergie communicante !

    Cassandre

  • Tout s'effondre

    Chinua Achebe

    Ce formidable roman qui a marqué son époque - au point que le monde anglophone a fêté en 2008 le cinquantenaire de sa parution - a immédiatement inscrit Chinua Achebe (1930-2013) au rang des écrivains d'Afrique les plus lus et étudiés. Riche et dense, il brasse des thèmes tels que la destruction de la vie tribale à la fin du XIXe siècle à la suite de l'arrivée des Européens, la conversion au christianisme, la vie quotidienne des femmes et des enfants d'un village de forêt...

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    Nigéria pré-colonial

    Nous rentrons dans l'univers d'un village Nigerian avant la colonisation : l'organisation de la vie, la culture et les traditions par le regard de personnages attachants. Puis la colonisation rentre à l'œuvre ... Un roman engagé mais non manichéen. Une merveille !  

    Cassandre

  • Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes.
    Au coeur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
    Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les indépendances. mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour.
    La sénégalaise mariama bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.

    Paroles d'une femme au Sénégal

    Mariama Bâ, une grande voix de la littérature sénégalaise, nous offre ici les confidences et confessions d'une femme mûre, forte, mère de 12 enfants. Une femme habitée de contradictions (comme nous tous) dans cette société où les traditions peuvent être un poids pour elles. Un roman culte, brillant d'intelligence et de subtilité.

    Cassandre

  • Dans la misère d'un bidonville haïtien, une toute jeune fille éprise d'une camarade de classe observe les adultes, leur violence, leurs faiblesses, leurs addictions... et tente de donner corps à ses rêves d'évasion. Le premier roman âpre et poétique d'un poète et dramaturge de vingt-six ans, notamment lauréat du Prix de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour son recueil de poésie «Nul chemin dans la peau que saignante étreinte» (Cheyne Éditeur, 2017).

    Tête Fêlée et Fleur d'Orange à Haïti

    C'est décidément à Haïti, que la poésie se transforme le mieux en roman et que de la plus cruauté du sort naît la plus grand beauté, on en a un nouvel et merveilleux exemple avec ce premier roman de Jean d'Amérique.

    Charlotte

  • « Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j'ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d'amis anéantis... ».
    Etre rabbin, c'est vivre avec la mort : celle des autres, celle des vôtres. Mais c'est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l'histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d'hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits. ».
    A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d' une vie interrompue (célèbre ou anonyme), la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l'évocation d'une blessure intime ou la remémoration d'un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.
    Nous vivons tous avec des fantômes : « Ceux de nos histoires personnelles, familiales ou collectives, ceux des nations qui nous ont vu naître, des cultures qui nous abritent, des histoires qu'on nous a racontées ou tues, et parfois des langues que nous parlons. » Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts. « Le rôle d'un conteur est de se tenir à la porte pour s'assurer qu'elle reste ouverte » et de permettre à chacun de faire la paix avec ses fantômes...

    Récit, réflexion et confession

    Quand une femme d'une rare finesse vous propose de partager ses questionnements plutôt que ses réponses, qu'elle vous ouvre ce faisant la voie d'une consolation raisonnable, qu'elle vous fait entrevoir ce qu'il y a de plus riche et de plus beau dans sa culture et ses amitiés, la lecture, alors, est décidément un immense bonheur.

    Charlotte

  • Le doorman

    Madeleine Assas

    Quand on lui propose un poste de doorman, de portier dirions-nous à Paris même si ces fonctions ne se ressemblent pas d'une rive à l'autre de l'Atlantique, Ray est déjà intégré, attaché à New York. Ce poste lui est proposé par une femme, propriétaire au 10 Park Avenue, cette tour de Babel qui fut à l'origine un grand hôtel. Et c'est là que cet homme passera cinquante ans de sa vie, au coeur d'une ville où il ne cessera de se promener et d'observer ce qui ne se passe nulle part ailleurs tant il s'agit du reflet d'un imaginaire collectif incomparable.

    Doorman, une vie

    En ce moment, pour visiter Manhattan, une seule solution, passez par Arles et déambulez avec Ray à travers sa ville et sa vie dans ce lumineux roman "made in Arles" mais absolument dépaysant !

    Charlotte

  • Les petites vertus

    Natalia Ginzburg

    • Ypsilon
    • 19 Mars 2021

    Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l'oeuvre de Natalia Ginzburg. Connue pour ses romans, dans ce premier livre d'essais, Natalia Ginzburg - dont l'écriture est essentiellement attachée aux faits, aux gestes, aux voix et aux cadences - reste fidèle à elle-même : la recherche de l'essentiel est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique - elle reste dans la narration qu'il s'agisse d'énoncer une pensée générale ou un jugement sur l'existence.
    Les petites vertus, ces onze textes (dont l'année et le lieu d'écriture sont si importants) entre autobiographie et essai, donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Parmi les chapitres de cet ouvrage, il faut remarquer tout particulièrement "Portrait d'un ami" (Rome, 1957), qui est la plus belle chose qui ait été écrite sur Cesare Pavese.
    Et aussi, les pages écrites immédiatement après la guerre, qui expriment avec une force brûlante le sens de l'expérience d'années terribles (en gardant, comme dans "Les souliers éculées" (Rome, 1945), un sens presque miraculeux du comique). Les souvenirs de l'exil, dans "Un hiver dans les Abruzzes" (Rome, 1944), côtoient les réflexions sur "Mon métier" (Turin, 1949). Enfin, dans "Silence" (Turin, 1951) et "Les petites vertus" (Londres, 1960), on trouve une Natalia Ginzburg moraliste dont la participation aiguë aux maux du siècle (passé) semble prendre naissance dans une sorte de empathie intime.
    "Outre une leçon de vie, c'est une leçon de littérature que nous pouvons tirer de la simplicité de ces pages". Italo Calvino.

  • Le recueil rassemble trente-trois contes et nouvelles que Maurice Leblanc donne au journal L?Auto entre 1902 et 1904. Tous sont réunis par une unité thématique fortement liée aux exigences de la spécialisation du quotidien. Ce dernier a été lancé en 1901 par Henri Desgranges et répond au goût nouveau d?une société bourgeoise pour les sports en général et les courses automobiles en particulier. Tous les récits du recueil sans aucune exception intègrent par conséquent l?allusion sportive. Les bienfaits du sport, le souffle de liberté qu?il procure vantent les mérites de l?activité pratiquée. L?auteur vante ainsi successivement l?élégance du patinage artistique (« La grâce), la philosophie du sportif accompli (« Le globe-trotter »), le défilé de merveilleux paysages sous les yeux du cycliste (« La prisonnière ») mais surtout la mode de l?automobile (« Quelqu?un »).
    Presque tous sont surtitrés dans le journal qui les fait paraître Contes du soleil et de la pluie. L?allusion est à peine masquée ici au titre du recueil de Guy de Maupassant Contes du jour et de la nuit. L?ombre du maître s?étend jusque dans le choix des lieux.
    Du soleil du Midi à la pluie normande, Maurice Leblanc emprunte et suit l?itinéraire tracé par son modèle.

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  • Veuve d'un célèbre mafioso de Brooklyn, Rena Ruggiero n'apprécie guère les lourdes avances de son voisin octogénaire Enzio qu'elle finit par assommer à coup de cendrier. Persuadée de l'avoir tué, elle « emprunte » la magnifique Impala du séducteur éconduit pour filer chez sa fille Adrienne, qui lui claque la porte au nez. En face, une voisine compatissante lui offre l'hospitalité : la pétillante Lacey Wolfstein, ancienne star du porno, est ravie d'avoir un peu de compagnie.
    Mais l'ambiance se tend quand Richie, l'amant d'Adrienne, tueur de la mafia, débarque avec un joli magot obtenu en massacrant une bande rivale. Et il est suivi de près par Enzio, pas si mort que ça. Mieux vaut décamper rapidement, d'autant que le clan décimé par Richie n'a pas dit son dernier mot.
    Road-movie à l'humour noir et féroce, le nouveau roman William Boyle est l'histoire jubilatoire de quatre femmes qui célèbrent l'aventure, la liberté et l'amitié née d'un parfait concours de circonstances.

  • Kasso

    Jacky Schwartzmann

    Après des années d'absence, Jacky Toudic est de retour à Besançon pour s'occuper de sa mère malade d'Alzheimer. Les vieux souvenirs et copains resurgissent. Les vieux travers aussi. En effet Jacky ne gagne pas sa vie comme les honnêtes gens. Son métier : faire Mathieu Kassovitz. Car Jacky est son sosie parfait, et vu que Jacky est escroc, ça fait un bon combo. Depuis des années, se faisant passer pour l'acteur, il monte des arnaques très lucratives. Ce retour au bercail pourrait être l'occasion de se mettre au vert, mais c'est compter sans sa rencontre avec la volcanique Zoé, avocate aux dents longues, qui en a décidé autrement.

    " Depuis Regarde les hommes tomber, le film d'Audiard, tout le monde me demande si je suis Mathieu Kassovitz. Un jour, j'ai décidé de répondre oui. Et ça m'a ouvert beaucoup de possibilités." Durant vingt-cinq ans Jacky Schwartzmann a enchaîné les petits boulots, autant pour gagner sa vie que pour observer ses contemporains. Il est maintenant auteur et scénariste de bandes dessinées et de longs-métrages. Son parcours à la fois schizophrène et formateur lui a inspiré Demain c'est loin (Seuil, 2017) plusieurs fois primé.

    Il revient cette fois avec Kasso, un polar décapant !

  • Maxine est une de ces femmes à qui rien ne résiste. Elle tombe sous le charme de Zack, joueur de poker professionnel comme elle, mais elle n'en montre rien. Qui maîtrise à la perfection l'art de la manipulation ne dévoile jamais son jeu.
    Maxine propose à Zack une alliance contre un concurrent redoutable. Piège ou vengeance... Zack n'en sait rien. Mais comment résister à la tentation du jeu ? Maxine est une tornade qui défie le monde si masculin des joueurs de poker. Elle est bien décidée à régler ses comptes, coûte que coûte.
    Joueuse est une partie de poker virtuose où chacun mise sa vie. Un nouveau livre jubilatoire, teigneux, drôle et renversant de Benoît Philippon, qui décidément aime les héroïnes qui n'ont pas froid aux yeux.

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  • Julius Dump, écrivain calamiteux, débarque un beau jour à Puffigny, un bourg perdu au milieu de nulle part. Est-il vraiment raisonnable de vouloir y mener l'enquête sur un mystérieux butin alors même que ses habitants sont réputés pour leur mythomanie contagieuse ? Julius n'est pas au bout de ses surprises. Doté d'une langue savoureuse et d'un humour grinçant, ce roman aux personnages truculents se déguste comme un petit vin frais.

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  • Deux hommes embarquent à bord de La Trochita, un train antédiluvien qui parcourt la Patagonie argentine. Haroldo, un ancien marin qui se prétend le descendant de Butch Cassidy, a entraîné son ami d'enfance Genaro, ex-conducteur de métro, dans une aventure risquée : les deux compagnons projettent de prendre en otages les passagers du train pour libérer Beto, le frère d'Haroldo, prisonnier en transit. En outre, ils comptent bien profiter de l'occasion pour mettre la main sur les sacs de billets qui se trouvent dans l'un des wagons. Cependant, rien ne se passe comme prévu. Il n'y a pas grand monde dans le train et la prise d'otages tourne court... Raul Argemi enbarque son lecteur dans un voyage romanesque long de quatre cents kilomètres et réussit le tour de force de combiner le roman d'aventures, le roman noir et la fable. 

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  • De la couleur

    Claude Romano

    Les couleurs existent-elles dans les choses ou n'ont-elles deréalité que dans notre regard ? Sont-elles matière ou idée ? Entretiennent-elles les unes avec les autres des rapports nécessaires ou sont-elles seulement connues de manière empirique ? Y a-t-il une logique de notre monde chromatique ? Pour répondre à ces questions, Claude Romano convoque l'optique, la physique, les neurosciences, la philosophie et la peinture.
    En retraversant certaines étapes décisives de la réflexion sur ces problèmes (de Descartes à Newton, de Goethe à Wittgenstein, de Schopenhauer à Merleau-Ponty), il développe une conception réaliste qui replace le phénomène de la couleur dans le monde de la vie et le conçoit comme mettant en jeu notre rapport à l'être en totalité : perceptif, émotionnel et esthétique. L'auteur fait ainsi dialoguer la réflexion théorique et la pratique artistique. C'est parce que la couleur touche à l'être même des choses, en révèle l'épaisseur sensible, que la peinture, qui fait d'elle son élément, est une opération de dévoilement.

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    Une lecture infiniment gratifiante

    Extrait : "Les couleurs se contaminent sans cesse et échangent leurs déterminations, se compensent,  s'intensifient,  s'harmonisent, se neutralisent. De cet affrontement naît une danse. ce que nous percevons n'est jamais une couleur (...) c'est un jeu de couleurs qui devance et guide notre œil et dans lequel les échos et les contrastes alternent sur fond de coexistence belliqueuse ou apaisée. "

    Jean-Pierre

  • Que diraient les arbres si on les écoutait ? A la suite de son premier livre «Et si on écoutait la nature ?» (Payot), Laurent Tillon s'attache aujourd'hui à raconter l'histoire d'un chêne pédonculé bien particulier de la forêt de Rambouillet. Alliant une sensibilité naturaliste développée depuis l'adolescence aux découvertes scientifiques les plus récentes, l'auteur est pour la première fois en mesure de réaliser la biographie de cet arbre majestueux en pleine force de l'âge. A travers la vie pleine de suspense et de rebondissements de ce chêne, c'est l'occasion de brosser, avec tendresse et humour, les portraits étonnants de toute une galerie d'êtres qui interagissent avec lui, du champignon invisible (mais néanmoins indispensable) au cerf et au loup en passant par le capricorne, le mulot et bien d'autres encore. Bien qu'en apparence parfaitement immobile, «Quercus» tisse des liens indéfectibles avec tous les habitants de la forêt. Prédation bien sûr, mais surtout coopération et alliances à tous les étages, du sous-sol à la canopée. Ayant dressé ses premières feuilles quelques décennies avant la Révolution française, dans un paysage de lande arborée difficilement imaginable aujourd'hui, «Quercus» raconte aussi un volet de l'histoire tumultueuse des hommes à travers leurs relations complexes et ambigües aux arbres. De la forêt royale vouée au seul divertissement de la cour jusqu'au souci du végétal qui irrigue maintenant des pans entiers de la société, Laurent Tillon évoque avec empathie l'émergence et l'évolution de la sensibilité au vivant.

  • Dans un théâtre, soudain un homme surgit, l'air en fuite. Qui est à ses trousses ? Y a-t-il vraiment une menace ? Il pourrait faire marche arrière, retourner à sa vie. Il est encore temps. Juste une excuse à trouver : un moment de panique, une erreur d'aiguillage, une rencontre imprévue. Ou au contraire larguer les amarres, pour toujours.
    Au cours de ce moment suspendu où tout peut basculer, il se prend à imaginer d'autres vies. De grands destins. L'appel du large. Il invoque ses maîtres et se rêve André Malraux, Charles Bukowski, Thomas Bernhard, Romain Gary... Qu'auraient-ils fait à sa place ?
    Et lui, s'il osait être lui, que ferait-il ?

    Un moment dans la vie d'Edouard Baer, acteur et metteur en scène français. Une introspection publique ; un moment d'exhibitionnisme extrême. Mais aussi un hommage à des maîtres, comme une statue intérieure. Un exercice d'admiration.

    Dessins de Stéphane Manel.

  • Ce lien entre nous

    David Joy

    • Sonatine
    • 3 Septembre 2020

    Caroline du Nord. Darl Moody vit dans un mobile home sur l'ancienne propriété de sa famille. Un soir, alors qu'il braconne sur des terres voisines, il tue accidentellement un homme. Lorsqu'il réalise qu'il s'agit d'un membre du clan Brewer, connu dans cette région désolée des Appalaches pour sa violence et sa cruauté, il craint pour sa vie et celle de ses proches. Une seule personne peut l'aider : son meilleur ami, Calvin Hooper. Mais Dwayne Brewer, à la recherche de son frère disparu, a vite fait de remonter la piste jusqu'à Darl et Calvin. Pour eux, le cauchemar ne fait que commencer.

    Avec ce roman poignant comme une chanson de Springsteen, David Joy nous livre un nouveau portrait noir et sans concession des Appalaches. Quelle rédemption pour ces régions violentes et magnifiques, bénies par la nature, mais réduites au désespoir ? Seul un grand écrivain est capable de nous donner une réponse.

  • Autrefois fêtarde et rebelle, la jeune Amy a renoncé aux bars pour une existence pieuse et rangée à Gravesend, quartier populaire de Brooklyn. Mais on ne se débarrasse pas de ses démons aussi facilement qu'on cache ses tatouages. Un soir, l'ex-party girl prend en filature l'homme louche croisé un peu plus tôt chez une vieille dame dont elle s'occupe. Et le voilà poignardé sous ses yeux dans une rue déserte. Amy a vu le visage de l'assassin, mais, étrangement fascinée, elle n'alerte personne. Complice malgré elle, elle ne peut s'empêcher de traquer le tueur, quitte à risquer sa propre vie.

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  • Dur comme l'amour

    Larry Brown

    Dur comme l'amour est le troisième livre de Larry Brown paru aux États-Unis.
    Il est composé de dix remarquables nouvelles ; dix histoires et dix héros. Des héros qui ont des caractéristiques en commun mais pas exactement le même nom : il y a Léo, Lonnie, Leroy, Louis, Lawrence, Léon. Tous ont les mêmes initiales : L. B. Tous vivent au fin fond du Mississippi, aiment conduire des pick-up dans des rues mal famées avec des glacières remplies de bières à portée de main. Ils fréquentent les bars locaux, ont raté leur mariage.
    Ils parlent peu, ont une faiblesse fatale pour l'alcool, les pick-up et les femmes faciles. Tous pensent trouver une sorte de salut dans une quête intrépide de l'amour.

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  • Les Doges, un lieu-dit au fin fond des Cévennes. C'est là qu'habite Gus, un paysan entre deux âges solitaire et taiseux. Ses journées : les champs, les vaches, le bois, les réparations. Des travaux ardus, rythmés par les conditions météorologiques. La compagnie de son chien, Mars, comme seul réconfort. C'est aussi le quotidien d'Abel, voisin dont la ferme est éloignée de quelques mètres, devenu ami un peu par défaut, pour les bras et pour les verres. Un jour, l'abbé Pierre disparaît, et tout bascule : Abel change, des événements inhabituels se produisent, des visites inopportunes se répètent.
    Un suspense rural surprenant, riche et rare.

    « Deux solitudes paysannes. Des secrets de famille comme une bombe à retardement. Les Cévennes, somptueuses et austères. On n'a pas fini d'en parler, le style Bouysse : charnel, racé. D'un rien, il fait un monde. » Alain Léauthier, Marianne.

    « Beau roman, sombre, poignant. » Léon-Marc Levy, La Cause littéraire.

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  • De 1951 à 1956, Nuno Oliveira écrit une soixantaine d'articles concernant le cheval et l'équitation dans deux revues portugaises?: «Diana», de 1951 à 1954, puis «Vida Rural», jusqu'à la fin de 1956. Si Oliveira a alors une trentaine d'années, il est déjà un écuyer accompli et possède une longue expérience. Les articles qu'il rédige, qui peuvent sembler des propos à bâtons rompus, ne se départissent jamais d'une grande hauteur de vue concernant l'équitation. La plupart de ces textes sont des modèles de cette grande intelligence équestre, qui reste l'une des marques de sa personnalité. Nous présentons ici une traduction intégrale et inédite de ces articles, agrémentée de quelques photographies des mêmes années.

  • Patria

    Fernando Aramburu

    Véritable phénomène de société en Espagne (plus de 600 000 ex. vendus), «Patria» explore sur près de quarante ans - des années de plomb du post-franquisme jusqu'en 2011, quand l'ETA dépose les armes -, la douleur d'une population prise en otage par l'Histoire qui transforme potentiellement chacun en traître. Constitué d'une centaine de courts chapitres qui ressemblent à des contes, le roman possède une chronologie plus émotive que temporelle mais le "chaos" est magistralement ordonné pour que la fiction littéraire puisse aider à comprendre la vérité d'une époque.

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  • Guerre. Politique. Révolution. Voici venu l'Âge de la Folie.

    Dans le ciel d'Adua, les cheminées industrielles crachent leur fumée et le monde nouveau regorge de possibilités. Mais les temps anciens ont la peau dure.

    À la frontière du Pays des Angles, dans un bain de sang, Leo dan Brock cherche à se couvrir de gloire... et à écraser les hordes de maraudeurs. Pour vaincre, il a besoin du soutien de la couronne. Hélas, le prince Orso ne vit que pour trahir...

    Fondatrice de la Société Solaire, femme d'affaires et fille de l'homme le plus redouté de l'Union, Savine dan Glokta entend bien gravir l'échelle sociale par tous les moyens. Mais chez les miséreux couve une fureur qu'aucun privilège ne saurait contrôler.

    Avec l'aide d'une femme des collines réputée pour sa folie, la jeune Rikke lutte pour maîtriser la vue longue, un don précieux... ou une malédiction. Voir l'avenir est une chose, mais lorsque le Premier des Mages le tient entre ses mains, le changer en est une autre.

    Si l'ère des machines s'ouvre, celle de la magie refuse de mourir...

    La nouvelle trilogie de Joe Abercrombie, située dans le même univers que La Première Loi et Terres de sang.

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