Les meilleurs romans de moins de 200 pages

  • armand

    Emmanuel Bove

    Nous poursuivons après Bécon-les-Bruyères (2009) et Arrestations célèbres (2015) le travail d'édition de l'oeuvre d'Emmanuel Bove sous une forme nouvelle.
    Bove n'a pas encore trente quand en 1927 paraît Armand, son deuxième livre. Il est auréolé du succès de Mes Amis, publié deux ans auparavant. La critique est élogieuse et admirative. On compare le jeune écrivain à Proust et Dostoïevski.
    Armand est dédicacé à »Madame Colette». »Un livre humain, une émotion surhumaine», c'est ainsi que les éditions Émile- Paul annoncent le roman.
    L'atmosphère créée par Bove, avec ses descriptions minutieuses, ses ombres denses et ses lumières surexposées, cette »photographie» si singulière, est proche de l'expressionnisme allemand. »Bove sait peupler, surpeupler ces silences de tout ce qui recouvre le mutisme de ses héros: non seulement les sensations qui les bouleversent, mais ces infinitésimaux effets, ces minuscules échos du monde extérieur, qui, à toute minute s'enchevêtrent avec les réactions de notre esprit ou de notre coeur.»

  • jeunesse sans Dieu

    Odon von Horvath

    • Sillage
    • 14 Juin 2013

    Dans une dictature inspirée de l'Allemagne des années 1930, un jeune professeur doit affronter l'endoctrinement et le fanatisme d'une écrasante majorité de ses élèves. Peu à peu, il cesse de résister à l'obligation qui lui est faite de préparer une génération à la guerre. Dans un climat de violence, de haine, de négation de toute individualité, l'un de ses élèves est assassiné...

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  • Monsieur Minus

    Laurent Graff

    "Lors de ses marches, il honnissait les clôtures, les murs d'enceinte, les grillages et autres abus de propriété - "à moi, ça !". Il traversait un monde de parcelles, hypercadastré, planté de poteaux aux quatre coins comme des sceptres de propriétaires terriens. (...) Il avait pris rendez-vous à la clinique sous le nom de Bertrand Minus. Ca lui était venu tout seul au téléphone, il n'avait rien préparé, par association d'idées sans doute - micropuce, Minus - le 16, à 15 heures, ça vous convient, monsieur Minus ? L'idée de se trimballer avec un traceur dans le corps ne lui plaisait aucunement, mais ça faisait partie des quelques concessions nécessaires pour avoir la paix".
    Bertrand Le Marec, unique héritier de la première fortune de France, consacre tout son temps à la marche à pied, loin des affaires. Il est assisté de Martial, ancien infirmier militaire et ex-taulard, qui s'occupe avec soin de la logistique. D'une randonnée à l'autre, les deux compères vont d'hôtel en maison d'hôtes, parcourant ainsi campagnes, vallons et bords de mer sur plusieurs centaines de kilomètres.
    Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes.

  • Dans le Grand Est, au coeur d'une immense étendue glacée, la narratrice a été recueillie par des pêcheurs après la mort de sa grand- mère Baba. Les journées passent, identiques, en harmonie brutale avec la nature. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Igor, un homme magnétique, étrange et sauvage. Celui qu'elle attendait. Elle découvre l'amour, décuplé par une nature étonnamment vivante et par tout ce que la jeunesse porte d'insolence. Igor livre du poisson séché à de vieilles femmes isolées dans la montagne. Cinquante ans auparavant, le pays a été ravagé par une guerre, ne laissant que des femmes et des enfants. Les survivants ont voté pour le Grand-Oubli, et seules les aïeules conservent secrètement la mémoire du passé. Avant de mourir pourtant, Baba a révélé à sa petite-fille l'existence des Invisibles, des créatures redoutées et honnies. À mesure que la narratrice côtoie Igor, le mystère qui l'entoure s'épaissit. Qui est Tochko, cet Invisible dont il paraît si proche ? Alors qu'une tempête les précipite dans la tourmente, la narratrice plonge dans les légendes et les souvenirs de ceux qui survivent au fil des saisons. Au plus noir du conte, Laurine Roux dit dans ce premier roman le sublime d'une nature souveraine et le merveilleux d'une vie qu'illumine le côtoiement permanent de la mort et de l'amour.

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  • coupe sombre

    Oscar Peer

    Un accident de chasse, le procès, la prison. De retour au village, Simon doit affronter les regards, il faut être "endurant comme un âne pour vivre avec eux". Alors Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et hostile de la région. Combat de l'homme avec la nature, ce texte est une histoire de solitude et de fureur dans une langue âpre et brûlante.

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  • Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d'un puits de terre, au milieu d'une forêt. Ils tentent de s'échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d'y toucher. Jour après jour, le Petit s'affaiblit. S'il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie.
    Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ? Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d'espoir. Une fable sur l'amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman «qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d'entre nous avions déjà annoncé la défaite de l'imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée».

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  • Un homme court, seul. Deux chasseurs qui campent par là le voient passer. Surpris de cette intrusion, « comme enivrés par l'âcre odeur de la forêt », ils décident de le rattraper. L'homme repart, les deux chasseurs sur ses talons. S'ensuit une battue farouche, où l'incompréhension se mue en haine.
    Intrigue dépouillée à l'extrême mais d'une infinie complexité secrète, La Bouche pleine de terre est une oeuvre inclassable qui oscille entre fantastique, absurde et réalisme ; entre allégorie, roman ou conte.
    Comme dans le texte qui l'accompagne, La Mort de M. Goluža, autre histoire d'un intrus qui bouleverse le monde dans lequel il surgit, Branimir Šcepanovic fait admirer son style saisissant et son imagination débridée. Deux textes inoubliables, tendus par une angoisse croissante, qui contemplent l'existence humaine d'un oeil mi-amusé, mi-résigné.

  • ustrinkata

    Arno Camenisch

    C'est le dernier soir à L'Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là : la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l'Otto, le Luis, l'Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L'alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C'est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ? On cause de ça, de tout, sans discontinuer.
    Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu'il y a quelqu'un pour raconter, on reprend un verre. Ce Prix suisse de littérature 2012 s'avale cul sec !

  • manuscrit corbeau

    Max Aub

    Un mystérieux corbeau au prénom biblique et à l'attitude prophétique, Jacob, tente de décrire et de comprendre les moeurs et les coutumes de l'être humain (« cet animal qui s'enrhume »).
    Et plus encore que de s'intéresser simplement à la société humaine, l'oiseau au bec dur et à la plume noire observera la vie dans le camp de concentration du Vernet, situé sur le bord de la route Nationale 20, au nord de Pamiers en Ariège.
    Dès 1939, suite la défaite de la République espagnole, furent emprisonnés dans ce camp d'internement français 12 000 combattants espagnols de la Division Durruti. A la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, les étrangers « indésirables », les intellectuels antifascistes, les membres des Brigades internationales furent également internés au Vernet dans des conditions terribles. Elles seront décrites par l'écrivain Arthur Koestler - lui-même interné au Vernet d'octobre 1939 à janvier 1940 - dans La Lie de la terre.
    A partir de 1942, transitent par le camp les juifs arrêtés dans la région, par l'administration de Vichy dans un premier temps, puis par les Allemands. En juin 1944, les derniers internés sont évacués et déportés à Dachau. Au total environ 40 000 personnes de 54 nationalités y ont été internées, principalement des hommes, mais des femmes et des enfants également.
    Max Aub fut interné au Vernet entre 1940 et 1941 puis déporté à Djelfa jusqu'en 1942. Tel un petit traité, au-delà de cette terrible expérience, ce récit permet à Max Aub de retracer avec un humour glaçant, avec ironie et sarcasme, le comportement des hommes et le destin tragique de la condition humaine. Max Aub en a publié une première version dans la revue Sala de Espera, en 1949 et 1950, puis une seconde version modifiée, en 1955. C'est la traduction de cette dernière que nous proposons ici.

  • « Je me suis levé de table et je me suis mis à danser la gigue : Papa a éclaté de rire, et j'aime l'entendre rire comme ça - comme un type qui écrit, qui a faim et qui est complètement fou. » Voici l'histoire d'un enfant de dix ans et de son père dans les années cinquante à Malibu - deux écrivains, l'un en herbe, l'autre qui, pour faire bouillir la marmite, hésite entre écrire un livre de recettes et une pièce de théâtre. Le père et le fils font la cuisine avec trois fois rien - l'inénarrable Riz de l'Écrivain -, courent sur la plage, se racontent des histoires et rêvent au son du phono, l'un d'être le premier à marcher sur la Lune, l'autre de ne vivre que pour écrire.
    L'air de rien, leur histoire pleine d'histoires est d'abord celle d'une transmission, où un père, le fameux Papa, trouve toujours la plus belle réponse à tout et l'offre à son fils, sur le sens de la vie, la joie d'être au monde et, plus que tout, la passion de l'écriture.

  • Se tournant vers son enfance, un homme voit renaître une Espagne révolue où les rues sentaient la mer, où l'insouciance s'alliait aux mystères du désir naissant, à l'orée des rites initiatiques immémoriaux, dans les suavités d'une vie peuplée de personnages truculents, les tantes jacasseuses, les oncles buveurs de cidre, les cousins de Madrid, et les cousines aussi, qui sont des sottes, sauf Helena. Helena, douce et chaude respiration du soleil, mélancolie d'un monde perdu.

    Un des plus beaux livres de la littérature espagnole d'après-guerre. La Vanguardia.

    Un excellent roman, d'une fraîcheur inaltérable, écrit dans une prose magistrale. El Paìs.

    Tous les parfums et les sensations parallèles de l'enfance, mais aussi les vapeurs de l'éternel féminin, sont déposés avec grâce et humour dans ce roman. Libération.

    Postface inédite de Xavier Mauméjean.

    Traduit de l'espagnol par Bernard Lesfargues.

  • « Gioconda est un de ces «petits» livres que l'on n'oublie pas de sitôt. Dans la Grèce de la Seconde Guerre mondiale, deux adolescents vont découvrir la magie du désir et de l'amour. La tourmente de la guerre emportera cet amour mais ce livre nous le restitue avec une force, une vérité extraordinaires et nous gardons longtemps au coeur sa lumière. » Marie-Jo Sotto-Battesti, librairie Goulard, Aix-en-Provence

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  • Gregor Keuschnig, attaché de presse à l'ambassade d'Autriche à Paris, rêve, une nuit de juillet, qu'il assassine une vieille femme. A peine le rêve l'a-t-il rejeté à la vie éveillée qu'il constate qu'il est devenu un autre, étranger à tout. Il commence alors une extraordinaire pérégrination, de son domicile à son bureau, chez sa maîtresse, à une conférence de presse de l'Élysée, à un dîner «littéraire».
    Aventure dont les événements marquants sont moins peut-être la rupture avec sa femme, ou même sa petite fille perdue dans Paris, que sa folle recherche des moments, situations, pensées, objets ou rencontres qui lui permettent de se sentir un instant «hors d'atteinte». A ces images, Peter Handke a imposé un montage d'une rapidité étourdissante qui font de son roman une sorte de «film à lire» tout à fait fascinant.

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  • Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

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  • « Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux.
    Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps. »

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  • Enlevé à l'affection de son maître, Buck devient chien de traîneau dans le Grand Nord.
    Il découvre la cruauté des hommes et la rude loi de l'attelage. Sa vie n'est plus qu'une course interminable entrecoupée de combats de chiens. Un nouveau maître gagne de nouveau sa confiance et son affection, mais son instinct sauvage se réveille. Buck pourra-t-il résister à l'appel de la forêt ?

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  • Au coeur des bois, cernée d'un rempart de végétation luxuriante, se tapit la maison breskel.
    A la faveur d'une période de convalescence, jurgen arrive dans cette propriété familiale pour vider la bâtisse avant de la vendre. ensorcelé par l'atmosphère exceptionnelle des lieux, il se prend à creuser dans le passé de cette famille qu'il connaît si peu. un passé d'oú émerge eline, disparue naguère dans des circonstances mystérieuses, un caractère passionné et romantique avec lequel cet esprit dogmatique sent peu à peu s'établir une étrange communion.

    Hella s. haasse ouvre ici les portes de son univers très féminin à un homme qui se cherche, s'invente et finalement se découvre, dans une maison hantée d'impressions et de souvenirs.

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  • Ordalie

    Cécile Ladjali

    Après la mort de ses parents, Zakharian grandit dans l'immédiat après-guerre, en Autriche. Nostalgique du Reich, il adule la beauté de sa cousine Ilse, poétesse et romancière promise à la renommée. Mais il exècre ses engagements généreux, sa foi en la possibilité d'une autre Allemagne. De la passion orageuse de la jeune femme pour Lenz, poète juif rescapé de l'holocauste, il devient malgré lui le témoin.

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  • le convoi de l'eau

    Akira Yoshimura

    A la faveur de la construction d'un barrage aux abords d'un village condamné par le nouvel édifice, le destin d'un homme au passé trouble entre en résonance avec celui d'une petite communauté isolée en pleine montagne. Dans des paysages dont la splendeur contraste avec la violence fruste des moeurs, un combat tellurique et intimiste à la fois.

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  • Marc, «qui répare des choses inutiles depuis toujours», quitte la métropole et sa compagne pour rejoindre en Guyane son ancien patron, Julo. Devenu trafiquant d'or, celui-ci a entrepris de faire convoyer une monstrueuse pelle Caterpillar 215 par un ancien légionnaire et un mystérieux Brésilien. Mais après avoir avalé des kilomètres, la machine est immobilisée au milieu de la jungle à la fois fragile et menaçante. Marc s'attelle à réparer la bête d'acier ; les hommes vont alors se battre contre leur propre folie, contre cette nature qui les fait souffrir et qu'ils torturent en vain.

    Un voyage qui se transforme en un huis clos oppressant, entre Au coeur des ténèbres et Le salaire de la peur.

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  • Martin Terrier était pauvre, esseulé, bête et méchant, mais pour changer tout ça, il avait un plan de vie beau comme une ligne droite. Après avoir pratiqué dix ans le métier d'assassin, fait sa pelote et appris les bonnes manières, il allait rentrer au pays retrouver sa promise et faire des ronds dans l'eau... Mais pour se baigner deux fois dans le même fleuve, il faut que beaucoup de sang passe sous les ponts.

  • La cause est entendue : crime passionnel. Charles Alavoine, respectable médecin de La Roche-sur-Yon, assassin de Martine Englebert, sa maîtresse, est en prison. Mais au-delà du verdict, il reste la vérité humaine...
    Dans cette longue lettre au juge, peu après sa condamnation, Alavoine retrace les étapes du chemin qui l'a conduit au meurtre : l'autorité possessive d'une mère qui a décidé de ses études et de son mariage, puis d'une seconde femme, qui à son tour, supplantant la mère, va régenter sa vie. L'apparition de Martine, venue occuper un emploi de secrétaire après avoir mené à Paris une existence des plus libres, a d'abord été comme un grand souffle de liberté et de passion... Mais certaines rencontres ne sont-elles pas trop fortes pour un caractère timide et soumis oe La crainte, la jalousie, le confinement de la vie provinciale et du rôle social, l'explosion des pulsions trop longtemps contenues... Ces thèmes obsédants de l'univers romanesque propre à Georges Simenon trouvent ici une expression lucide, dépouillée, quasi désespérée.

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  • Le Coeur des ténèbres s'inspire d'un épisode de la vie de Conrad en 1890 dans l'État libre du Congo mis en coupe réglée au profit de Léopold II. De cette expérience amère, l'écrivain a tiré un récit enchâssé dont chaque élément, à la façon des poupées russes, dissimule une autre réalité : la Tamise annonce le Congo, le yawl de croisière la Nellie le vapeur cabossé de Marlow, truchement de Conrad. Ces changements d'identité sont favorisés par les éclairages instables au coucher du soleil ou par le brouillard qui modifie tous les repères et dont émerge Kurtz. Présenté par de nombreux personnages bien avant d'entrer en scène, celui-ci fait voler en éclats toutes les définitions et finit par incarner le coeur énigmatique des ténèbres : le lieu où se rencontrent l'abjection la plus absolue et l'idéalisme le plus haut.

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  • Le premier livre de Paul Auster, «L'Invention de la solitude», est aussi l'ouvrage fondateur de son oeuvre, son art poétique. Une manière pour lui de montrer, par-delà la mort du père et à travers la recherche de l'identité, que le langage "est notre manière d'exister dans l'univers. " Traduction de Françoise Kestsman et Christine Le Boeuf.

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