Alexandre Seurat

  • La maladroite

    Alexandre Seurat

    Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d'une enfant de huit ans par ses parents, «La Maladroite» recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes... Un premier roman d'une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.

  • Découvrant que la mort de son jeune frère résonne avec un secret de famille, le narrateur interroge ses proches, puis, devant leur silence, mène sa recherche dans les Archives nationales. Il découvre alors que son arrière-grand-père a participé à la confiscation des biens juifs durant l'Occupation. Une enquête à la fois familiale et historique bouleversante, s'appuyant sur des documents réels, qui éclaire notamment l'aryanisation économique de la France de Vichy, ce crime longtemps refoulé par la mémoire collective.

  • Petit frère

    Alexandre Seurat

    Dans ce roman, Alexandre Seurat affronte une nouvelle fois une question tragique : le décès brutal d'un jeune homme, avant trente ans, d'addictions diverses. Remontant le fil de sa courte vie depuis l'enfance, le narrateur tente de comprendre ce qui a fait dévier son frère de sa trajectoire. Livre de la douleur et de la culpabilité, «Petit frère» interrogera tous ceux qui ont pu être confrontés à des destins très tôt brisés. Par l'auteur remarqué de «La Maladroite» et de «L'administrateur provisoire».

  • Un funambule

    Alexandre Seurat

    Un jeune homme est réfugié dans la maison de vacances de ses parents, en bord de mer. Cela ne « va » pas, tout l'engloutit, la pensée de sa mère, sa relation avortée à la seule femme qu'il ait aimée, sa non-existence sociale. C'est un être effrondré, un funambule qui marche au-dessus du vide. Alors qu'il retrouve les siens pour la fête des mères, il apprend qu'il doit se rendre avec son père à un rendez-vous médical dont il ne sait rien. Après «La maladroite» et «L'administrateur provisoire», Alexandre Seurat poursuit son exploration des failles familiales. Il plonge le lecteur dans un monde sans repères, dont on ne sait si l'absence de limites tient à la folie du personnage ou à la violence du monde extérieur.      

  • Entre les années 1920 et les années 1940, le motif du délire joue un rôle déterminant dans la transformation du genre romanesque en Europe, comme en témoignent notamment les oeuvres d'Elias Canetti, de Louis-Ferdinand Céline, de Blaise Cendrars, d'Alfred Döblin, de Hermann Hesse, de James Joyce et de Virginia Woolf : les limites entre le réel et le délire y sont brouillées comme jamais auparavant dans l'histoire du roman. Si cette transformation est liée à la révolution du champ de la psychopathologie qui bouleverse l'époque, le délire romanesque se dérobe aux lectures médicales : composé d'éléments hétérogènes, parfois incompatibles, il échappe à toute psychologie, et ouvre à une représentation des troubles de l'époque. Tantôt victimes d'une violence que la société de leur temps s'emploie à refouler, tantôt dangereux « égocrates » en puissance, les délirants incarnent une crise de la civilisation occidentale et illustrent des processus que l'on retrouve à l'oeuvre dans les totalitarismes, en train de s'imposer. Introduisant une brèche dans la frontière entre fiction et réalité, le délire romanesque devient un espace politique où le roman s'interroge sur ses propres pouvoirs et pense la situation historique dans laquelle il naît.

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