Langue française

  • État d'ivresse brosse le portrait d'une femme brisée qui, en s'abîmant dans l'alcool, se fait violence à elle-même. La mère d'un adolescent, en état d'ivresse du matin au soir, se trouve en permanence en errance et dans un décalage absolu avec la réalité qui l'entoure. Épouse d'un homme absent, incapable d'admettre sa déchéance et plus encore de se confronter au monde réel, elle s'enferme dans sa bulle qui pourtant menace de lui éclater au nez.

    Comme dans ses deux précédents romans, on trouve sous la plume de Denis Michelis les thèmes de l'enfermement et de la violence conjugués à l'impossibilité d'échapper à son destin.

    « Il ne me reste plus qu'à prendre mon élan, qu'à courir pour sortir de cette maison et ne plus jamais y revenir. Mais quelque chose m'en empêche, et cette chose se trouve là, à mes pieds : mon verre tulipe. »

  • Albertin n'est pas un bon fils, c'est pourquoi son père, fatigué par le départ de sa femme et par son travail, décide d'aller se mettre au vert à la campagne, et va tenter de remettre son fils sur les rails. Tout cela ne semble pas très bien fonctionner dans ce huis clos où ce fils refuse de travailler au lycée et ce père qui refuse de jouer son rôle de parent.
    L'arrivée inopinée d'un dénommé Hans, un ami de longue date, va tout bouleverser. Derrière ses bonnes manières et ses bons petits plats, Hans ne souhaite qu'une chose : prendre l'éducation de l'adolescent en main et le changer en bon fils. Et pour ce faire, tous les moyens sont bons et l'imagination n'est jamais à court de stratégies...
    Thriller psychologique, tragicomédie, relecture du mythe d'oedipe, critique drôle et acerbe de notre obsession de la réussite scolaire, il y a tout ça dans Le bon fils, et même davantage...
    Racontée du point de vue du fils, cette histoire troublante et cynique nous emmène sur les chemins sinueux des relations parents-enfants, de l'adolescence et du système scolaire érigé en sauveur mais qui broie tout.

  • "Ici au moins, il est au chaud.
    Ici au moins, il est payé, nourri, blanchi.
    Ici au moins, il a du travail.
    L'enfermement le fait souffrir certes, mais pense un peu à tous ceux qui souffrent vraiment.
    Ceux qui n'ont plus rien.
    Alors que toi, tu as une situation et un toit où dormir, ça n'est pas rien tu sais.
    Et tu oses te plaindre. »

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