Guus Kuijer

  • « La vie, ça vaut le coup » est la suite, écrite dans la foulée, de « Unis pour la vie ». Trois autres volumes des aventures de Pauline sont déjà parus aux Pays-Bas.
    Dans « Unis pour la vie », Pauline avait des soucis : un PC (Père Compliqué), un instituteur amoureux de sa mère, et un soupirant marocain, Mimoun, qui voulait lui interdire de devenir poète.
    Dans « La vie, ça vaut le coup », ces soucis s'aggravent. L'instituteur veut épouser sa mère, Mimoun doit repartir au Maroc. Quant à Spiek, son père poète maudit, non seulement il n'a toujours pas écrit une ligne, mais il est maintenant à la rue, accro à toutes sortes de saletés, obligé par ses démons à voler et même à mentir à sa propre fille.
    Heureusement, il y a Pauline le veau, l'animal préféré de Pauline, chez ses grands-parents à la campagne. Il y a la poésie et la gentillesse, les deux armes de Pauline pour encourager Spiek à arrêter la drogue...

  • " - qu'est-ce que tu veux faire plus tardoe - être heureux, répondit thomas.
    plus tard, je veux être heureux. - c'est une vachement bonne idée, répond madame van amersfoort. et tu sais où commence le bonheuroe il commence quand on cesse d'avoir peur." dans les pays-bas des années cinquante, les raisons d'avoir peur sont pourtant nombreuses pour thomas. son pays n'est sorti de l'occupation nazie que pour retomber dans ses conformismes. son père est un tyran domestique qui brutalise sa femme et son fils, doublé d'un bigot qui ne jure que par la bible.
    heureusement, il y a des esprits libres autour de lui : tante pie, madame van amersfoort, que tout le monde traite de sorcière, eliza et sa jambe de cuir. sans compter tous les écrivains qu'il s'apprête à découvrir...

  • Pauline est une jeune Hollandaise. Et, comme toutes les filles d'aujourd'hui, elle se pose beaucoup de questions sérieuses ou farfelues. Une fille et un garçon de cultures différentes peuvent-ils s'aimer ? Est-ce possible de comprendre les adultes et d'être compris par eux ? Faut-il toujours faire confiance à ses amis ? Doit-on se méfier des inconnus ? Est-il normal de se confier à une vraie vache qui fait meuh ? D'écrire de la poésie ? De prier sans être croyante ? D'avoir un père qui se rase le crâne et se balade en robe ? D'éprouver du chagrin quand son grand-père adoré tombe malade ? D'avoir envie de rire dans un cimetière ? Les réponses à toutes ces questions, et à bien d'autres, ne sont jamais simples. Elles se font même parfois attendre. Mais Pauline acquiert peu à peu une certitude : rien ne vaut ni ne remplace la vie. On rit, on pleure et c'est ainsi.

  • Pauline s'inquiète pour son père. Pauline s'inquiétait beaucoup pour lui. Certes, maintenant qu'il est rentré du Népal, il a arrêté de se droguer. Le seul problème, c'est qu'il s'est rasé le crâne et se balade désormais en robe. Avec Ina, sa nouvelle compagne, ils ont ouvert un « Centre spirituel ». Pauline, elle, est toujours la même, la Pauline poète et amoureuse de Mimoun. Pourtant, tout change autour d'elle. Mimoun a embrassé Caro, sa meilleure amie, et son grand-père adoré est gravement malade. Il y a des jours où Pauline aimerait croire aux miracles. Comme Consuelo, son amie mexicaine, qui connaît un moyen de faire revenir la paix. Il suffit de s'arracher un cheveu et de le lancer dans les airs, où il sera porté par le vent vers l'océan.

  • Pauline sait ce qu'elle veut faire plus tard : poète.
    Comme son pc. (père compliqué). sauf qu'elle, à onze ans, écrit déjà de nombreux poèmes alors que son pc, à l'âge adulte, n'en a pas encore commencé un. pour obéir à cette vocation, elle est prête à d'immenses sacrifices, comme, par exemple, se voir brutalement quittée par mimoun, son amoureux de toujours. mimoun est marocain et musulman et il pense que, dans sa culture, une femme ne peut pas devenir poète.

    - allez vous faire voir, toi et ta culture de m. ! lui lance pauline.
    Maintenant, non seulement elle est malheureuse, mais en plus tout le monde la prend pour une raciste. et quand sa mère, un mètre quatre-vingt-trois, vient voir l'instituteur pour expliquer la vraie nature, généreuse et entière, de sa fille, celui-ci ne trouve rien de mieux à faire que de tomber raide amoureux d'elle.
    On a beau être poète dans l'âme, il y a des jours oú c'est dur, très dur, d'avoir onze ans aux pays-bas, d'être une fille, et de voir les adultes autour de soi passer de la catégorie compliqués à très compliqués, voire abominablement compliqués.

  • "Le jour de ses douze ans, Pauline a ressorti son vieil ours en peluche. Comme si de rien n'était. Comme si la Pauline d'Unis pour la vie et La vie, ça vaut le coup était toujours une petite fille et que rien n'avait changé autour d'elle. Et pourtant. Depuis son retour du Maroc,Mimoun, son amoureux de toujours, la délaisse sous prétexte que les filles hollandaises sont « crédules et un peu bêtes ». Spiek, son Père Compliqué, est parti sur les routes de Katmandou en quête de simplicité. Même le petit veau, à qui elle rend visite chaque semaine à la campagne, est devenu une grande et lourde génisse meuglant comme une sirène !
    Heureusement, Pauline s'est découvert une nouvelle amie, une réfugiée mexicaine aux yeux noirs et un peu tristes qui vient d'arriver dans sa classe. Elle s'appelle Consuelo, ça veut dire Consolation. Et c'est dans ses bras que Pauline va trouver refuge après sa terrible bêtise :
    Elle est montée dans la voiture d'un inconnu..."

  • Pâquerette explore avec mauvaise humeur les rues du quartier où elle vient d'emménager avec sa mère.
    Il n'y a rien, ici. Et elle n'a pas encore croisé un seul enfant. La seule chose intéressante, c'est cette maison aux fenêtres condamnées. Est-elle abandonnée ? Pâquerette s'installe sur les marches de pierre.
    - Va-t-en, c'est ma maison, dit une voix.
    Pâquerette a horreur qu'on lui donne des ordres et cette maison lui plaît beaucoup. Elle décide de l'explorer à la première occasion. Et tant pis si ce qu'on raconte est vrai, tant pis si c'est la maison de Robbie le voleur !.

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