Hella S. Haasse

  • Au coeur des bois, cernée d'un rempart de végétation luxuriante, se tapit la maison breskel.
    A la faveur d'une période de convalescence, jurgen arrive dans cette propriété familiale pour vider la bâtisse avant de la vendre. ensorcelé par l'atmosphère exceptionnelle des lieux, il se prend à creuser dans le passé de cette famille qu'il connaît si peu. un passé d'oú émerge eline, disparue naguère dans des circonstances mystérieuses, un caractère passionné et romantique avec lequel cet esprit dogmatique sent peu à peu s'établir une étrange communion.

    Hella s. haasse ouvre ici les portes de son univers très féminin à un homme qui se cherche, s'invente et finalement se découvre, dans une maison hantée d'impressions et de souvenirs.

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  • la grande pianiste edith waldschade aime les loups et en élève trois, en dépit des légendes effrayantes que lui racontait son père quand elle était enfant.
    solitaire et taciturne, elle respecte ces animaux pour leur beauté et leur intelligence tandis que son père révérait en eux la bête souveraine de la mythologie nordique. dans sa propriété cernée de sapins surgit un jour l'inquiétant erwin, qui prétend être son demi-frère. que veut-il ? que sait-il ? le mystérieux passé familial dont il semble être le dépositaire mêle superstitions et peurs ancestrales à une histoire plus récente, celle de l'europe brune des années 1930-1940.

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    1 autre édition :

  • En 417 ap. J.-C., l'Empire romain se meurt et, au nom de ses nouveaux principes chrétiens, traque les derniers partisans du paganisme. Dans ce climat délétère, Hella S. Haasse campe deux personnages, caractéristiques à bien des égards de cette période d'Antiquité tardive : Hadrianus, le préfet tout-puissant, symbolisant le pouvoir et les compromissions, et Claudianus, poète proscrit d'origine juive.
    Les relations complexes qu'entretiennent les deux hommes, oscillant entre fascination et rejet, bâtissent, par-delà la trame romanesque, une subtile réflexion sur la sénescence d'une société, son métissage, et sur l'angoisse de l'identité.

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  • Herma warner est née il y a plus de quatre-vingts ans à batavia - aujourd'hui jakarta -, capitale de l'ancienne colonie des indes néerlandaises.
    Elle et son mari appartenaient à la dernière génération d'européens ayant grandi sur le sol de ce qui deviendrait la république d'indonésie, et tous deux, après leur retour forcé aux pays-bas, ont consacré leur vie à l'histoire et aux arts de leur pays natal. désormais veuve, herma est contactée par un journaliste qui veut l'interroger sur le passé d'une certaine mila wychinska. mais pourquoi devrait-elle répondre à ces questions, parler de son amie d'enfance adorée, son double métis, frivole héritière d'une vieille famille royale créole ? bouleversée par les réminiscences de sa mémoire ensevelie, la vieille dame se laisse pourtant emporter par les vagues du souvenir, raconte ce qui a lié et séparé les deux jeunes femmes qu'elles étaient, tente de retrouver le monde perdu du passé, cette belle illusion.

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  • Un fonctionnaire mythomane, une divorcée aux dents longues, un professeur idéaliste, une jeune étudiante, un clandestin chypriote - telles sont les principales marionnettes de cette fantaisie policière en huis clos dont le dénouement dévoilera les maîtres d'oeuvre, ceux qui, dans l'ombre, tirent les ficelles et détournent le cours du hasard.
    Tout à la fois étude de moeurs, roman noir et parodie, Locataires et sous-locataires démontre avec humour que les vies imaginaires sont dangereuses parfois, vaines toujours.

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  • après avoir vécu près d'un demi-siècle à l'étranger, deux soeurs retournent passer un été dans leur maison natale, aux abords d'amsterdam, avant de la vendre.
    epouse de diplomate, félicia a vieilli dans l'enceinte des ambassades pendant que nina partageait la vie de bohème d'un guitariste sud-américain. leurs difficiles retrouvailles ont lieu sous l'avide regard des habitants du quartier, dont elles vont à leur insu bouleverser l'existence. puisant sa singularité dans une poésie de l'étrange qui laisse la part belle à la rumeur, au rêve, au fantasme ou au cauchemar, ce roman se clôt sur un constat douloureux : on ne peut rien changer à son passé, et si peu à son destin.

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  • En 1873, le jeune Rudolf se rend dans les Indes orientales pour se consacrer à la culture du thé. Sa vie conjugale avec Jenny Bisschop connaît quelques années heureuses au prix d'énormes sacrifices. À la tête d'une entreprise florissante, Rudolf s'acharne au travail et son indifférence face aux aspirations de Jenny conduira celle-ci vers l'abîme...

  • " oh oui, madame, je vous vois très bien, une fois de plus au coeur de la nuit, quitter la haye en laissant derrière vous de lourdes dettes, excepté chez votre libraire.
    Oú avez-vous ordonné au cocher de conduire vos chevaux ? est-il plausible que vous ayez choisi de retourner à paris pendant la terreur ? " en reprenant le fil des liaisons dangereuses, en s'adressant par lettres à la marquise de merteuil, héroïne cynique du grand roman de laclos, une femme de notre époque confronte sa sensibilité, son intelligence et sa vie à celles d'une aristocrate du xviiie siècle.
    Qu'est-ce que l'amour ? qu'est-ce que la trahison ? et surtout, qu'est-ce que la liberté d'une femme, sous l'ancien régime comme de nos jours ?.

  • Aloe ferox

    Hella S. Haasse

    Dans les années 1930, un couple de japonais s'installe à batavia et occupe une modeste maison dont il partage le jardin avec deux autochtones, eurasiennes désoeuvrées et cancanières.
    Dans ce jardin, une plante immense aux bras tendus vers le ciel semble déplaire à la jeune femme: raide et agressive, cet aloès lui fait regretter l'élégance des pivoines odorantes de son pays natal. derrière la haie, les voisines épient mme yamada à longueur de journée, interprètent les mystères de son comportement. mais lorsqu'elle sera en danger tout près de l'aloès, les deux commères assisteront sans comprendre à un drame qui les dépasse.
    Ecrites depuis 1948, les sept nouvelles rassemblées ici par l'auteur illustrent parfaitement la thématique de l'ensemble de son oeuvre. elles abordent ainsi le thème du secret, ou de l'empathie avec un passé dont la présence peut être étrangement ressentie, et parfois envahir notre imaginaire. raffinement, solidité de l'écriture: marque indélébile d'un auteur qui montre à travers le temps une remarquable permanence: finesse psychologique et puissance imaginative qui ne se contente pas d'investir le passé mais s'aventure souvent aux franges de l'étrange.
    Ce petit livre complète avec bonheur la découverte de l'oeuvre de la grande romancière néerlandaise.

  • La nuit appartient aux routiers, songeait maya dans un demi-sommeil, dodelinant de la tête sur la banquette, à l'avant de la cabine.
    Quand elle arrivait à garder les yeux entrouverts quelques secondes, elle voyait sur l'autoroute, à sa gauche, surgies du noir et glissant à sa rencontre, des configurations lumineuses pareilles à des arbres de noël excentriques ou à d'énormes dès à jouer, marqués de quatre, six, huit points ou plus, tandis que, devant elle, serpentait dans la nuit une longue file de lumignons rougeoyants qui viraient en douceur deux par deux, s'éteignant parfois une seconde, puisse rallumant.
    Le ronronnement du puissant moteur était en elle ; elle avait l'impression d'être une pièce minuscule de ce colosse monté sur roues, vibrant à l'unisson de la carcasse de métal dont elle ressentait toutes les trépidations et les secousses, les accélérations et les ralentissements ; et à chaque fois qu'elle entendait au-dessous d'elle les freins hydrauliques laisser échapper de la vapeur en sifflant, c'était comme si elle-même, un instant, se libérait dans un soupir d'un poids qu'elle ne pouvait plus nommer (elle était bien trop fatiguée pour cela).

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  • A la fin des années 1950, un jeune Crétois est rappelé dans son village natal pour une affaire d'honneur. A travers l'itinéraire de six personnages, croisés ou retrouvés sur son chemin, cet ample roman polyphonique est une sublime radioscopie des sentiments

  • Au centre de ces deux récits, deux femmes qui ont en commun d'apercevoir, comme dans le froissement d'un feuillage sous le vent, une troublante présence qui se dérobe et pourtant leur fait signe.
    Est-ce une menace, l'annonce d'un changement, la promesse d'une révélation, ou le furtif passage d'un souvenir ? elles s'avancent avec crainte vers ce qui doit être découvert. les arbres, le vieux puits, la gloriette du jardin ont capturé les ombres d'une époque lointaine, ils libèrent peu à peu ce qui restait inavoué. tout en clairs-obscurs, ces miniatures condensent les qualités maîtresses de la romancière néerlandaise : le goût de l'histoire, l'art d'effleurer les mystères, l'empathie avec les personnages.
    On y savoure aussi le parfume de ces contes qui disent avec douceur des choses graves, et vous conduisent subrepticement au plus profond des forêts intérieures.

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  • Viser les cygnes

    Hella S. Haasse

    Un carnet de bal transmis de mère en fille est pour hella s.
    Haasse le point de départ d'une plongée dans sa mémoire. mais en évoquant ses deux grand-mères, ou d'autres membres de son arbre généalogique, c'est finalement son " art poétique " qu'elle dévoile, dans un récit émaillé de clins d'oeil à son univers romanesque. car sous nos yeux les souvenirs ou anecdotes de la réalité familiale se redéploient spontanément dans une brève et brillante fiction mettant en scène un jeune australien qui vient de perdre son grand-père : en quête de racines, qu'il a rêvées aborigènes, il part faire une longue marche dans le buste.
    Au gré de ses réminiscences, selon un fil directeur qui a pour emblème le cygne, l'écrivain interroge la part d'héritage collectif présidant à la formation de chaque individu, et la persistance du passé dont se nourrit secrètement chaque destinée humaine.

  • La chasse aux étoiles

    Hella S. Haasse

    Seul et dans une situation financière très précaire, un jeune journaliste reçoit un étrange paquet le soir de la Saint-Nicolas. Tout au fond du colis sans expéditeur est caché un bijou magnifique - une étoile de grenats à sept branches serties d'or -, accompagné d'un poème. Une énigme qui l'entraînera bien loin de sa modeste condition.

  • En transit

    Hella S. Haasse

  • Contre un mois de séjour gratuit dans une luxueuse villa de la Côte d'Azur, Klaas a promis de rédiger, pour le compte du magazine qui l'emploie, une sorte de roman policier interactif.
    En marge de ce travail alimentaire, et à l'insu de tous (même de Maya, sa femme), il se passionne pour une bien plus noble énigme : la vie et l'oeuvre d'un poète génial et méconnu. Sur l'autoroute qui les mène, lui et sa famille, vers leurs " vacances " méridionales, un accident survient. Maria et les enfants poursuivent leur voyage dans le camion de Joop, chauffeur routier, grand amateur d'histoires extraordinaires.
    Quelques jours plus tard, la famille se trouve réunie dans l'atmosphère étouffante d'une villa de Menton.
    En silence, le couple s'interroge sur sa passion déclinante. Klaas cherche l'inspiration et rêve à son poète. Maya se souvient des récits que lui fit Joop le routier...
    Les Routes de l'imaginaire est un des romans les plus envoûtant qu'ait écrits Hella S. Haas. Par de paisibles méandres narratifs qui entrecroisent le mythe, la poèsie, le roman psychologique, la littérature fantastique ou noire, elle nous mène peu à peu en un point où les thèmes, les genres et les personnages les plus différents semblent mystérieusement s'accorder et se faire écho.
    Tout au bonheur de découvrir, de s'évader, de s'abandonner aux pouvoirs de l'imagination, on cède alors au très secret sortilège de ces histoires, des fictions, ces films qui, un jour, ont su métamorphoser notre réel, nous éblouir, nous enchanter - comme d'un charme.

  • Très tôt, hella, s.
    Haasse a été fascinée par ce que victor hugo appelait " ce tas de cendres éteint qu'on nomme le passé ". le besoin d'expérimenter avec les éléments du temps et de l'histoire n'a fait que croître au cours des ans. les jardins de bomarzo, où l'auteur combine les recherches historiques, l'imagination et l'autobiographie, constituent une nouvelle étape dans son approche du passé. selon elle, il peut exister sur un même sujet une infinité d'interprétations, toutes possibles ou plausibles, et il suffit parfois d'un détail, apparemment insignifiant pour qu'une situation historique donnée prenne un tout autre aspect.

    Ainsi ce livre sur les origines d'un parc maniériste de la renaissance, situé au coeur de l'italie et peuplé de sculptures déconcertantes, voire terrifiantes, témoigne des doutes grandissants de l'auteur sur la possibilité de jamais rendre ou recréer la vérité historique.
    Les jardins de bomarzo, tissé d'hypothèses sur des drames d'ambition et d'amour dans quelques grandes familles déjà rencontrées dans la ville écarlate, telles que les orsini, les farnèse, les borgia, et sur l'image du labyrinthe, symbole chargé d'un sens à la fois religieux et politique, serait-il un roman déguisé en essai ?.

  • En 1733, le comte Antoine d'Aldenburg marie sa fille adorée Charlotte-Sophie à Willem Bentinck.
    Elle est issue d'une illustre famille allemande, alliée à la couronne danoise. Il est le fils cadet du comte de Portland et a grandi à la cour d'Angleterre. Elle est spirituelle et fantasque. Il est sérieux et promis à un bel avenir aux Pays-Bas. Côté argent : chacun se méprend sur la fortune du conjoint. Côté coeur : si lui est épris, elle en aime un autre à la folie. Tel est le point de départ de l'ouvrage de Hella S.
    Haasse qui, pour nous relater un drame conjugal au XVIIIe siècle et la vie d'une femme éclairée, avide de bonheur et farouchement indépendante, a puisé avec délices dans de riches archives. Autoportraits, journal intime, lettres de Mme Bentinck, de ses proches, de ses contemporains, ont été choisis, ordonnés et complétés dans un style élégant et fluide de chroniqueuse. L'ensemble possède toutes les qualités d'un formidable roman.

  • Dans La Récalcitrante, Hella Haasse reconstituait à partir de riches documents d'archives
    allemandes, anglaises et néerlandaises, la première partie de la vie de Charlotte-Sophie
    d'Aldenburg. Née en 1715, libre, cultivée, avide de bonheur, elle avait épousé contre son gré
    l'austère diplomate hollandais Willem Bentinck épris d'elle pour sa vivacité et sa fortune supposée.
    Mais depuis l'âge de 14 ans elle en aimait un autre, son beau-frère Albrecht-Wolfgang, Comte de
    Schaumburg-Lippe, dont la mort en 1748, après une liaison tapageuse et deux enfants illégitimes,
    la laisse anéantie.
    L'Indiscrète nous relate la suite. Après avoir évoqué, par souci d'équité, les tourments privés et les
    actions politiques de l'ex-époux Willem Bentinck, l'auteur nous décrit Charlotte-Sophie qui,
    précédée de sa réputation de femme scandaleuse, parcourt l'Europe des Lumières, de 1750 à
    1760, et séjourne dans les cours les plus prestigieuses : celles de Frédéric II à Berlin et de Marie-
    Thérèse à Vienne. D'emblée elle s'y impose par son charme, sa pétulance et son entregent. Parmi
    ses amis, on compte Voltaire (encore à Potsdam) qui ne jure que par celle qu'il nomme son "ange
    tutélaire"; des savants et professeurs éminents comme Gottsched et von Haller; des hommes
    politiques de premier plan, tel Kaunitz; les "grands de ce monde" Auguste et Henri de Prusse,
    frères du roi, Jeanne d'Anhalt Zerbst mère de la future Catherine II.
    Curieuse de tout, généreuse, nomade traînant partout avec elle sa "colonie" d'enfants illégitimes et
    de protégés, de la Saxe jusqu'aux Alpes suisses, elle aime se savoir indispensable jusqu'au jour où
    son obstination procédurière et son ingérence dans les affaires des princes entraînent une disgrâce
    dont Hella Haasse nous retrace l'inexorable progression.
    Plus isolée et endettée que jamais, elle se retouve, à la fin du récit, confinée dans quelques pièces
    du château glacial de Jeanne d'Anhalt Zerbst. L'auteur termine son histoire par ces mots : "il lui
    reste 40 ans à vivre, mais cela elle ne le sait pas".

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