Buchet Chastel

  • On rit. C'est étonnant parce que, pris séparément, aucun d'entre eux ne pensait que la situation les pousserait à l'hilarité - or, de façon tout à fait inattendue, ils font contre mauvaise fortune bon coeur et les voilà qui s'esclaffent et qui se mettent à papoter, retrouvant les réflexes de cour de récréation, mais avec cet air de liberté unique qu'apporte avec lui l'Arbalète filant vers Paris.1975. Tandis que le pays subit les effets du premier choc pétrolier, que les femmes revendiquent leurs droits et que la mixité s'impose dans les cours de récréation, rien ne semble devoir troubler le quotidien des familles d'instituteurs du groupe scolaire Denis-Diderot. À moins que le train du changement ne s'engouffre tout à coup dans les classes et les corps et ne redessine les frontières d'un monde très différent.

  • 1989 : la planète entière, fascinée, suit heure après heure la chute du mur de Berlin ; la peur du SIDA se diffuse ; la mondialisation va devenir la norme... Un avenir meilleur serait-il possible ? La guerre du Golfe va très vite confirmer que le nouveau monde ressemble à l 'ancien.
    Pendant que les évènements se précipitent, les habitants du groupe scolaire Denis Diderot redéfinissent leur place dans la société. Janick Lorrain et Michèle Goubert découvrent qu'on peut vivre sans hommes. Philippe Goubert, indécis, va être soudain confronté à la révélation d'une vocation. Geneviève Coudrier semble inamovible, mais c'est le secret qu'elle cache jalousement qui va soudain faire bouger les lignes.
    Après La Grande Escapade, Un si petit monde joue avec la confusion dess sentiments, l'attirance pour la vie et pour la mort, l'amertume et le plaisir... Le lecteur retrouvera dans ces pages tout ce qui fait le charme délicat des romans de Jean-Philippe Blondel.

  • Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très dif- férentes de ce qu'il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C'est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu'il se rend au vernissage d'une exposition de peintures d'Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célé- brité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Lau- din vont bouleverser sa vie.

    La Mise à nu parle de ce qu'on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux... Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l'on commence à dresser le bilan de son existence tout en s'évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache.

  • Juillet 2013. Comme chaque été, Corentin retrouve, au côté de son parrain, Yvan, son emploi saisonnier de vidéaste de mariage. Chargé d'accompagner les couples des premières heures de la journée la plus importante de leur vie jusqu'au matin suivant, il recueille leurs espoirs et leurs désillusions, leurs joies et leurs détresses, parfois. Mais à vingt-sept ans, il est temps de faire des choix, amoureux autant que professionnels. Corentin a devant lui cinq mariages et aucun enterrement pour trouver sa voie.
    Analyse des sentiments, amertume et plaisir, empa- thie pour les personnages. On retrouve dans Mariages de saison tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel.

  • Le narrateur a vingt-deux ans. Il a perdu sa mère, son frère, dans un accident de voiture. L'histoire commence, il vient de perdre son père dans un accident de voiture... Seul désormais, il décide de vendre l'appartement familial et de partir avec ses deux plus proches amis : Laure et Samuel. Direction : Morro Bay, Californie.
    Morro Bay : une obsession nourrie depuis des années par la chanson de Lloyd Cole. La Californie : le pays mythique qui a marqué une génération.

    "Et rester vivant" raconte ce voyage initiatique. Entre fous rires et douleur. Découvertes, rencontres et retours sur le passe. Pour la première fois, Jean-Philippe Blondel se raconte. On retrouve sa douceur; on découvre son incroyable capacité de résistance. Et ce texte, qui fait définitivement le deuil, rend surtout un véritable hommage à la vie.


    Jean-Philippe Blondel a 43 ans et enseigne l'anglais au lycée de Sainte-Savine (Aube) depuis vingt ans. Son premier roman, Accès direct à la plage (2003), a obtenu le Prix des librairies Initiales. Après plusieurs publications chez Robert Laffont, il a rejoint, avec Le Baby-sitter, les éditions Buchet/Chastel. A publié en 2011 G229.

  • Alex galère financièrement. Dur dur la vie d'étudiant... Lorsqu'il a soudain une idée... et s'il faisait du baby-sitting  Homme et baby-sitter, ça doit être possible Apparemment oui. Il a même beaucoup de succès. Du haut de ses 1 mètre 93, peut-être qu'Alex est rassurant  N'est-ce pas ce que recherchent les parents qui confient leur(s) enfant(s) à  un(e) baby-sitter  A moins qu'ils n'aient, eux-mêmes, besoin d'être « baby-sittés», écouté... Alex devient peu à  peu un confident, un ami, un amant, un mentor. Il apprend à  découvrir, en profondeur, ces adultes qui cachent tous une blessure. L'existence n'est-elle pas un drame permanent qu'il convient, néanmoins, de prendre à  la légère  Le Baby-sitter est un roman extrêmement sensible et positif. Le lecteur se laisse emporter parce que les personnages et les situations sont ancrées dans le réel, le quotidien. Ces histoires, qui se croisent et qui captivent, sont aussi les siennes. Au fil des petits et des grands drames, Alex contribue à  dévoiler les secrets de ceux qui l'entourent. Jusqu'à  la dernière scène, très poétique, où un rêve deviendra réalité.

  • Le livre " C'est bizarre, des fois, comme c'est. On croirait pas quand on arrive qu'on va rester si longtemps. Et puis le temps passe et voilà. " : c'est le constat que dresse la concierge du lycée où " monsieur Blondel " oeuvre depuis tant de temps. Non seulement il est resté vingt ans dans le même lycée, mais dans la même salle aussi, la " G229 ", qui lui a été attribuée de manière permanente, tandis que les autres profs changent de salle à chaque cours. Alors on s'attache à cette salle de classe où les tables sont disposées en U, comme dans un banquet, pour faciliter la communication, établir une certaine convivialité...

    Loin des discours catastrophiques sur l'école et l'enseignement, Jean-Philippe Blondel brosse un très joli portrait de son métier. Le lecteur retrouvera les thèmes chers à l'auteur : les rapports entre générations, le fait que nous partageons tous un domaine commun, que nous tissons des liens - que nous le voulions ou pas.
    Education, enseignement, temps qui passe, relations entre profs, élèves, parents d'élèves, Jean-Philippe Blondel parle de son métier avec passion. L'enseignement nourrit la littérature, et la littérature nourrit l'enseignement. Dans les deux cas, on est dans la vie. C'est le message quasi militant et optimiste que l'auteur du Baby-sitter transmet à ceux qui doutent de l'école d'aujourd'hui.

    Lettre ouverte d'un professeur qui y croit encore !


    L'auteur Jean-Philippe Blondel a 43 ans et enseigne l'anglais au lycée de Sainte-Savine (Aube) depuis vingt ans. Son premier roman, Accès direct à la plage (2003), a obtenu le Prix des librairies Initiales. Après plusieurs publications chez Robert Laffont, il a rejoint, avec Le Baby-sitter, les éditions Buchet/Chastel.

  • Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d´un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef-d´entreprise. La place à côté d´elle est libre. S´y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s´est très mal passé. À leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s´installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

  • Jeune provincial, le narrateur débarque à la capitale pour faire ses années de classe préparatoire. Il va découvrir une solitude nouvelle et un univers où la compétition est impitoyable. Un jour, un élève moins résistant que lui craque en plein cours, sort en insultant le prof et enjambe la balustrade.
    On retrouve dans Un hiver à Paris tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel : la complexité des relations ; un effondrement, suivi d'une remontée mais à quel prix ; l'attirance pour la mort et pour la vie ; la confusion des sentiments ; le succès gagné sur un malentendu ; le plaisir derrière la douleur ;
    L'amertume derrière la joie.
    Sont présents les trois lieux qui guident la vie de l'auteur : Troyes, Paris, les Landes. Dans la lignée de Et rester vivant, il y a chez le personnage-auteur-narrateur la même rage pure, la même sauvagerie - pour rester toujours debout sous des allures presque dilettantes.

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