Odon von Horvath

  • Jeunesse sans Dieu

    Odon von Horvath

    • Sillage
    • 14 Juin 2013

    Dans une dictature inspirée de l'Allemagne des années 1930, un jeune professeur doit affronter l'endoctrinement et le fanatisme d'une écrasante majorité de ses élèves. Peu à peu, il cesse de résister à l'obligation qui lui est faite de préparer une génération à la guerre. Dans un climat de violence, de haine, de négation de toute individualité, l'un de ses élèves est assassiné...

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  • Figaro divorce

    Odon von Horvath

    • L'arche
    • 27 Novembre 2008

    Quoi ?! Ce misérable émigré ose revenir ?! Voilà le comble de l'impertinence, l'effronterie faite homme, la provocation la plus éhontée du siècle !

  • Il est l'incarnation d'une ambition éternelle, l'homme qui ne peut satisfaire son désir et qui reste prisonnier de ses passions. Don Juan, un mythe des temps modernes. Au sortir de la Grande Guerre, le héros va son chemin dans une Allemagne aux prises avec la crise, à la recherche de sa fiancée. Dans ce grand texte, Odön von Horvath nous interpelle : Don Juan est devenu un personnage-clé du monde moderne.

  • Au fond Caroline n'est pas une personne mauvaise, mais il lui manque le fondement moral. À elle comme à tous les autres qui traînent à la fête de la bière de Munich. Une fête tapageuse et toujours un peu mélancolique parce ni la musique ni les zeppelins ne peuvent faire oublier durablement la tristesse des coeurs et des corps. Casimir, l'ami de Caroline, a perdu son travail de chauffeur et Caroline se méprend quand elle pense que cela ne peut pas avoir de conséquences sur leur relation. Depuis quelque temps déjà, la décomposition de la société bourgeoise s'est mise en marche. Nous sommes au début des années trente et la suite est connue. Que notre temps soit considéré comme une conséquence ou une renaissance des malheurs du passé n'a que peu d'importance.
    Chez Ödön von Horváth, l'acuité du regard naît d'une observation précise du kitsch et des faux sentiments qu'il sait transformer en satire pleine de poésie. Né en 1901 à Fiume sur la côte adriatique, Ödön von Horvath se décrit comme le pur produit de l'empire austro-hongrois. Élevé entre Belgrade, Budapest et Munich, il est mort en 1938 à Paris. Une branche d'arbre l'a écrasé pendant un orage.

  • Dans l'auberge d'une ville allemande au début des années 30. La République est encore debout mais la menace fasciste rôde devant la porte. À l'intérieur, les Républicains jouant aux cartes attendent que leur fête, la « nuit italienne », commence. Dehors, les nazis marchent au son de la musique militaire pour fêter leur « journée allemande ». Nuit italienne révèle le comportement intéressé et individualiste des gens, du jeune socialiste au petit bourgeois, en passant par l'aubergiste qui n'a que ses affaires en tête, jusqu'au Conseiller municipal qui se veut rassurant : « Tant qu'il y aura une ligue de défense républicaine, et tant que j'aurai l'honneur d'en présider le groupe local, la République pourra dormir sur ses deux oreilles. » On sait ce qu'il en advint.

    Personne est une pièce posthume, récemment découverte. Elle est l'un des tout premiers textes d'Horváth. Y défile une ronde de personnages dans un huis-clos : Lehman, prêteur sur gages, est propriétaire de l'immeuble où vivent en location la majorité des personnages du drame. Tous ont des dettes envers lui. Le pauvre violoniste menacé de quitter son galetas ; Gilda, la prostituée, qui offre gratuitement ses services à ses clients démunis ; son maquereau qui la bat pour cette charité mal placée. Un jour, un client de Gilda meurt. Qui est l'assassin ? Un classique qui flirte avec le genre policier - à la Agatha Christie. Et ce ne serait pas Horváth si, dans toute cette désespérance, l'espoir ne jouait pas malgré tout son rôle.

    Traduit de l'allemand par H. Mauler, R. Zahnd et M. Bertholet.

  • Composée en 1932, interdite dès 1933, comme nombre d'oeuvres d'Odon von Horvath, "Foi, amour et espérance" semble avoir été écrite pour notre temps. Dans l'Allemagne déchirée de l'entre-deux guerres, Elisabeth tente de survivre. Elle veut vendre, à l'avance, son corps à la science. Elle va se heurter à l'âpre domination des puissants et connaîtra la prison. C'est ce qu'Odön von Horvath désignait comme «la petite danse de mort» d'Elisabeth.

  • Le premier volume comporte les premières tentatives dramatiques (Un épilogue, écrit en 1920, Dosa, un fragment de pièce hongroise), et un jet violent - Meurtre dans la rue des Maures, 1923 - proche encore de l'expressionnisme du jeune Brecht, lequel contient en germe nombre de personnages horváthiens. L'irruption du politique se manifeste avec les pièces Le Funiculaire et L'Institutrice, une esquisse en sept tableaux datant de 1927. Le Belvédère, également de 1927, confirme déjà un grand auteur de théâtre.

  • Les pièces de ce deuxième volume montrent un jeune Horváth résolument engagé dans la lutte. Il a cerné le danger, choisi ses adversaires, et le mobile de son écriture - le combat contre une société morbide et déracinée - devient évident. Son sujet, « le gigantesque combat entre individu et société », n'a rien perdu de son importance.
    Qu'il s'agisse de la traite des blanches (Le Congrès) ou de la montée du nazisme (Sladek, soldat de l'armée noire), Horváth a su mettre l'ulcère à nu. Sladek est le prototype du conformiste, un de ceux qui ne sont ni innocents ni coupables et qui manquent de repères moraux solides. Quant à la Nuit italienne, elle est une description parfaite des débuts du nazisme, des gens normaux qui dégénèrent, victimes des séquelles durables de la Grande Guerre et d'une crise économique jusqu'alors inconnue, marquée par une hyper-inflation et des sans-emploi par millions. Horváth a découvert très tôt le nouveau média qu'est la radio. Dans L'Heure de l'amour et La Journée d'un jeune homme de 1930, il utilise les techniques dramaturgiques de ce nouveau moyen d'expression.

  • « Il semble peut-être grotesque de se fixer un programme d'écriture de pièces de théâtre à une époque comme la mienne où rien n'est tranquille et où personne ne sait de quoi demain sera fait. Je l'ose pourtant, sans savoir si je mangerai demain. Car je suis convaincu qu'il faut se fixer un objectif ambitieux. » Les pièces, variantes et ébauches que réunit ce volume sont nées après 1933, alors que Hitler a déjà pris le pouvoir. Elles contrastent avec celles de la période précédente. Dans ses « pièces populaires », où il a minutieusement décrit la montée du nazisme, il est l'observateur clairvoyant qui dissèque les maux de son temps. Après l'interdiction de représenter ses pièces en 1933, un autre aspect apparaît. Un Horváth devenu apatride cherche de nouveaux repères. Apparemment l'observation seule, aussi clairvoyante soit-elle, ne le satisfait plus. Il s'oriente dès lors vers des valeurs imperceptibles dans ses pièces et romans précédents. Vers une recherche religieuse ou métaphysique, et une forme qui s'inspire de concepts dramaturgiques plutôt classiques.

  • Unmittelbar nach seinem ersten Erscheinen 1937 wurde Ödön von Horváths Jugend ohne Gott in mehrere Sprachen übersetzt und machte Horváth international bekannt. Im selben Jahr wurde sie von Thomas Mann empfohlen, und Hermann Hesse schrieb über die Erzählung : "Sie ist großartig." Es geht in ihr, so Alfred Döblin, um "eine Schule, eine mehr oder weniger verrohte Jugend, an ihr ein Lehrer, der ein Gewissen hat, sich verleugnen muß und schließlich nicht mehr kann".Und Klaus Mann erblickte in Jugend ohne Gott "alle geheimnisvollen eigenschaften und Reize der wirklichen Dichtung". Alles Denken ist ihnen verhaßt. Sie pfeifen auf die Menschen! Sie wollen Maschinen sein, Schrauben, Räder, Kolben, Riemen - doch lieber als Maschinen wären sie Munition: Bomben, Schrapnells, Granaten. Wie gerne würden sie krepieren auf irgendeinem Feld! Der Name auf einem Kriegerdenkmal ist der Traum ihrer Pubertät.

  • Achevé en 1938, peu avant la mort abrupte de horvath, ce roman éclaire par son extraordinaire perspicacité la " carrière " d'un soldat nazi.
    Comment peut-on se laisser prendre par ce système, par cette idéologie qui s'étendent déjà sur l'europe ?
    . " il faut que j'écrive ce livre. ça urge, ça urge! je n'ai pas le temps de lire de gros livres, car je suis pauvre et il me faut travailler pour gagner ma vie, manger, dormir. moi aussi, je ne suis qu'un fils dé notre temps. " (horvath, dans une lettre à un ami, en 1937. ) un jeune soldat est troublé par la vision d'une jeune femme au guichet d'un château hanté, à la foire.
    La recherche de l'inconnue l'entraînera dans un univers fantasmatique, peuplé d'horreurs et de monstres qui deviendront réalité envahissante, exterminatrice : le héros tuera, à son tour, par un réflexe de défense, avant de se laisser glisser à jamais dans le froid qui a saisi le monde.

  • Foi Amour Espérance - l'Inconnue de la Seine - Allers-retours - Vers les cieux

  • Quand ces sans-emploi, ces ouvriers, ces petits-bourgeois, ces employés et commerçants utilisent la phraséologie de classes supérieures cela provoque un effet tantôt comique tantôt effrayant. C'est ainsi que Horváth arrive à ce qu'il appelle le démasquage de la conscience: "Je n'ai que deux choses contre lesquelles j'écris, à savoir la bêtise et le mensonge. Et deux que je défends: la raison et la vérité." Les Légendes de la forêt viennoise ont été créées en 1931 au Deutsches Theater de Berlin. Même la critique bienveillante n'a pas vu ce que la pièce apportait de nouveau: oser le panachage à première vue impossible entre l'assassinat désespéré d'un enfant (qui dérange) et le monde de l'opérette (une assemblée de personnages les uns plus grotesques que les autres). Mais l'auteur n'anticipe-t-il pas là, avec une distanciation qui n'est pas celle de Brecht, le monde que nous présente la télévision d'aujourd'hui ?

  • Ce volume contient deux des pièces les plus connues de Horváth : Légendes de la forêt viennoise et Casimir et Caroline, considérées, à juste titre, comme des oeuvres-clés. Horváth les a appelées « pièces populaires ». Non pas pour leur prédire, ou anticiper, un succès auprès du grand public. Il les désigna ainsi pour signaler que le sujet qu'elles traitent est le peuple lui-même. La « pièce populaire », à laquelle Horváth a donné une forme nouvelle très spécifique, embrasse plusieurs genres : le mélodrame, la comédie larmoyante, la farce paysanne, et même l'opérette.
    La recherche d'une forme nouvelle est souvent l'expression d'une inquiétude, voire un signal d'alarme. Au début des années 30, plus précisément entre 1930 et 1932, lorsqu'il écrit ces pièces, la république bourgeoise est en train de basculer dans le fascisme. À cette période, république et démocratie sont, en Allemagne et en Autriche, une grande nouveauté, une institution fragile. Horváth sent et désigne l'ennemi principal : c'est l'idéologie nationaliste, car elle conduit à la guerre à l'extérieur, et à la restauration d'un régime autoritaire à l'intérieur. Les « pièces populaires » constituent une lecture très perspicace de l'évolution d'une société qui, blessée dans son orgueil, rêve de revanche, et court ainsi à sa propre ruine.

  • L'histoire d'un homme (N) qui grâce à son argent peut -presque - tout Coup de tête Figaro divorce Don Juan revient de guerre Un don Juan de notre temps

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