René Daumal

  • Le Mont analogue, l'oeuvre maîtresse de René Daumal, ne sera découverte qu'après sa mort.
    Dans ce récit, le poète du Grand Jeu embarque le lecteur dans un voyage initiatique vers le Mont Analogue, mystérieux et invisible sommet, objet de tous les fantasmes. Pierre Sogol, curieux monsieur, convainc le narrateur de l'accompagner dans une quête qui les conduira à traverser le Pacifique, avant d'accoster à l'énigmatique Port-des-Singes. Ils entreprendront de gravir le Mont, sans atteindre le sommet : Daumal mourra avant d'avoir terminé son récit.
    Mythique, inaccessible, le Mont Analogue demeurera un mystère pour l'auteur et ses lecteurs. Horizon lointain et pénétrant, le Mont, par sa puissance allégorique, fascinera plusieurs générations d'artistes et inspirera à Jodorowski sa Montagne sacrée.

    3 Autres éditions :

  • Pour étancher la soif, qui est une soif d'absolu, deux possibilités se présentent : la boisson et la drogue. Les uns boivent par peur de penser, d'autres par crainte de ne pas trouver plus sot que soi. Mais comment en sortir ? Le mystérieux «personnage de derrière les fagots» pourrait bien détenir la clef de l'issue : un « véritable mode d'emploi de la parole ». Des jeux de langage réjouissants se déversent à flots continus dans ce récit inclassable, entre la pataphysique de Jarry et la Divine Comédie de Dante. De page en page, le lecteur va de surprise en surprise, et l'auteur de dénonciation en dénonciation, celle des faux semblants et du bas matérialisme. Du cercle de la soif, le lecteur plonge dans les paradis artificiels, avant de retrouver « la lumière ordinaire du jour ». Entre 1922 et 1925, René Daumal (1908-1944) est élève au lycée de Reims, où il fait la connaissance de Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat et Roger Vaillant. Il se lance dans l'étude du sanskrit et multiplie les expériences sur l'état de la conscience dans les phases de sommeil. Avec ses camarades, il lance en 1928 une revue : Le Grand Jeu. Après la publication d'une recueil de poèmes Contre-ciel (1935) puis de La Grande Beuverie (1939), il se lance dans la traduction de textes hindous.

    1 autre édition :

  • Ce volume réunit quatre textes courts et méconnus de René Daumal, l'auteur du Mont Analogue et de La Grande Beuverie, qui fut l'un des fondateurs du Grand Jeu et un des premiers 'pataphysiciens.
    «Le Catéchisme», publié pour la première fois dans un tiré à part du 'Collège de Pataphysique, dix ans après la mort de Daumal, est un texte d'une drôlerie cruelle où il laisse libre court à son «hérissement» face à la soutane.
    «La Guerre sainte» dont parle Daumal n'a rien d'une conversion. Dans sa volonté de rejeter le scientisme, le rationalisme et l'Occident, la quête de Daumal, converti à la philosophie orientale, et en particulier indienne, tend avant tout vers le dépassement du rationnel et de l'irrationnel, pour «tuer les miroirs menteurs», et parvenir à une forme d'éveil.
    Dans «Un souvenir déterminant», qui est un texte de la fin de sa vie, Daumal poursuit son expérience métaphysique de lutte intérieure contre l'hommemachine, en se souvenant avec émotion du poète noir qu'il fut dans sa jeunesse, expérimentateur téméraire tentant d'affronter lucidement la mort.
    «Les Dernières paroles du poète» traduit une autre obsession de Daumal, la quête du mot suprême, indicible, que le poète cherche à prononcer en vain pour changer le monde in extremis. C'est un constat d'impuissance, doublé d'une critique de la poésie.
    Sous leur abord mystique, il ne faut jamais perdre de vue que ces textes sont portés, sous-tendus par un humour implacable et iconoclaste.

  • Les deux textes réunis ici appartiennent à l'ensemble des derniers essais de René Daumal publiés en revues et qui doivent être considérés comme les essais de la maturité. Parmi ceux-là, deux textes hors du commun : La vie des Basiles et L'envers de la tête, en ce qu'ils représentent le souci constant et fondamental de leur auteur, une soif insatiable, voire absolue, de connaissance. En ce sens, exemplaires sont La vie des Basiles et L'envers de la tête puisque s'y mêlent, s'y croisent et s'y recouvrent sans cesse, les diverses voix (ou voies) de René Daumal, incarnant la plus ambitieuse des spéculations poétiques. Autrement dit encore, deux essais tout aussi profonds qu'émouvants, échappant au genre même de l'essai, d'une spiritualité et d'une subtilité sans pareilles, et pour lesquels René Daumal lui-même, si l'on peut en croire sa correspondance, avait une a

  • René Daumal ne fut pas seulement l'auteur du Mont analogue et l'un des protagonistes du Grand Jeu, ce mouvement qui fit beaucoup parler de lui vers 1929, il fut aussi un grand connaisseur de la pensée hindoue et un remarquable traducteur.
    Bharata (mot qui désigne à la fois l'Inde en sanskrit et l'auteur d'un traité classique sur l'origine du théâtre) réunit tous tes essais / études que Daumal consacra à la littérature hindoue. Ces études sont accompagnées de traductions du sanskrit. langue qui offre la particularité unique d'avoir été construite (samskrita = fabriqué) et que Daumal considérait à juste titre comme le monument par excellence de l'Inde.
    Non content d'entreprendre des traductions inédites (c'est le cas du traité sur le théâtre de Bharata et du début d'un hymne du Rig Véda), Daumal s'efforça d'améliorer telles que nous possédons de certaines Upanishads et même de la célèbre Bhagavad-Gita. Sa mort prématurée ne lui permit pas de mener à bien ces grandes entreprises. Néanmoins, dans les fragments de traductions qu'il a laissés et qui figurent dans Bharata, on décèle, à côté d'une parfaite fidélité, une compréhension exceptionnelle du génie de l'Inde.
    Par ce livre, comme par certains essais qui parurent dans Chaque fois que l'aube paraît, on s'aperçoit, sans l'ombre d'un doute, que si Daumal avait vécu il serait devenu l'un des maîtres à penser de ce temps.

  • Le volume I de la Correspondance de René Daumal (1915-1928) couvre la première partie de sa vie. Humoristiques ou sérieuses, les lettres éclairent les deux événements qui ont marqué sa jeunesse : le Simplisme et le Grand Jeu, le seul mouvement qui osa tenir tête à André Breton.
    1929-1932, années déterminantes pour René Daumal et riches d'événements : triomphe et naufrage du Grand Jeu, querelles avec les surréalistes, nouvelles amitiés et la voie, cherchée longtemps, enfin trouvée. Une lecture superficielle des lettres de jeunesse a pu prêter à confusion, celles des années trente la rend désormais impossible. Le second volume s'achève avec son départ pour New York. Une partie de sa vie est terminée. Il a vingt-quatre ans.
    Enfin, le dernier volume couvre les années les plus riches de sa vie. Multiples sont les centres d'intérêt de cette correspondance : son dialogue avec l'Inde ; la poursuite de sa recherche intérieure ; enfin un témoignage impartial et percutant de l'époque, avec la description de la grande crise américaine, l'avènement du nazisme, celui du Front populaire ; puis la guerre. Daumal nous offre quelquechose de plus profond encore : comment faire face à la maladie, à la destruction de son propre moi. Tuberculeux depuis une dizaine d'années, en 1939, à l'âge de trente et un ans, il a été condamné par la médecine qui ne voit aucune issue. Document irremplaçable par leur force, l'esprit d'adaptation, «oeuvre dans l'oeuvre», les lettres de René Daumal, constituent peut-être l'une des plus belles correspondances de ce siècle.

  • Le volume I de la Correspondance de René Daumal (1915-1928) couvre la première partie de sa vie. Humoristiques ou sérieuses, les lettres éclairent les deux événements qui ont marqué sa jeunesse : le Simplisme et le Grand Jeu, le seul mouvement qui osa tenir tête à André Breton.
    1929-1932, années déterminantes pour René Daumal et riches d'événements : triomphe et naufrage du Grand Jeu, querelles avec les surréalistes, nouvelles amitiés et la voie, cherchée longtemps, enfin trouvée. Une lecture superficielle des lettres de jeunesse a pu prêter à confusion, celles des années trente la rend désormais impossible. Le second volume s'achève avec son départ pour New York. Une partie de sa vie est terminée. Il a vingt-quatre ans.
    Enfin, le dernier volume couvre les années les plus riches de sa vie. Multiples sont les centres d'intérêt de cette correspondance : son dialogue avec l'Inde ; la poursuite de sa recherche intérieure ; enfin un témoignage impartial et percutant de l'époque, avec la description de la grande crise américaine, l'avènement du nazisme, celui du Front populaire ; puis la guerre. Daumal nous offre quelquechose de plus profond encore : comment faire face à la maladie, à la destruction de son propre moi. Tuberculeux depuis une dizaine d'années, en 1939, à l'âge de trente et un ans, il a été condamné par la médecine qui ne voit aucune issue. Document irremplaçable par leur force, l'esprit d'adaptation, «oeuvre dans l'oeuvre», les lettres de René Daumal, constituent peut-être l'une des plus belles correspondances de ce siècle.

  • « Je suis le voyant de la nuit l'auditeur du silence car le silence aussi s'habille d'une peau sonore et chaque sens a sa nuit comme moimême je suis ma nuit je suis le penseur du nonêtre et sa splendeur je suis le père de la mort.
    Elle en est la mère elle que j'évoque du parfait miroir de la nuit je suis l'homme à l'envers ma parole est un trou dans le silence.
    Je connais la désillusion je détruis ce que je deviens, je tue ce que j'aime. » Poète, essayiste, traducteur du sanskrit, auteur de LeContre-Ciel, LaGrande Beuverie et LeMontAnalogue,RenéDaumal fonde en 1928 - avecRogerGilbert-Lecomte,RogerVailland et Josef Sima- LeGrand Jeu : une revue et unmouvement proches du Surréalisme.
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  • «Ce dernier volume de la Correspondance de René Daumal couvre les années les plus riches de sa vie. Multiples sont les centres d'intérêt de cette correspondance : son dialogue avec l'Inde ; la poursuite de sa recherche intérieure, liée - c'est bien connu - à l'enseignement de Georges Ivanovitch Gurdjieff, par le truchement de Mme de Salzmann ; enfin un témoignage impartial et percutant de l'époque, avec la description de la grande crise américaine (son voyage aux États-Unis en 1933), l'avènement du nazisme (Daumal écrira quelques lettres tout à fait inspirées), celui du Front populaire ; puis la guerre - la "drôle de guerre" comme on l'a qualifiée au début - dont Daumal sera victime, sa compagne Vera Milanova étant israélite. Daumal nous offre quelque chose de plus profond encore : comment faire face à la maladie, à la destruction de son propre moi. Tuberculeux depuis une dizaine d'années, en 1939, à l'âge de trente et un ans, il a été condamné par la médecine qui ne voit aucune issue. Les cinq dernières années de sa vie sont éclairées par des lettres jamais pathétiques mais toujours pleines d'espoir et de bonne humeur. Document irremplaçable par leur force, l'esprit d'adaptation, "oeuvre dans l'oeuvre» (ainsi les a-t-on définies), les lettres de René Daumal, par leur richesse, la rigueur et l'humour dont elles sont nourries, constituent peut-être l'une des plus belles correspondances de ce siècle.» Claudio Rugafiori.

  • « Tu prélèveras ton coeur sur quelque poisson pourri ;
    Tu y enfonceras la vrille que te remettra la clef des ascenseurs. Tu jailliras : vers le haut ou vers le bas à ta guise, mais jaillis jusqu'à ce que se ferment les yeux du chat. Constate que tu ne peux plus retomber : sinon, c'est que tu n'as pas brûlé tes cendres.
    Recommence. » Ce livre présente les premiers textes, inédits, de René Daumal (1908-1944), simpliste, mi-génie mi-tête brûlée, futur grand rival d'André Breton et fondateur, avec Roger Gilbert-Lecomte, de la revue Le Grand Jeu. On retrouvera également ici ses autres textes majeurs de la période 1924-28, qui avaient été publiés dans Poésie noire, poésie blanche, Lettres à ses amis, les dossiers H, René Daumal ou le retour à soi et la revue Port-des-Singes. Le tout constitue une édition attendue des textes de jeunesse de l'auteur.

  • 1939. René Daumal vient de voir paraître son premier roman, La Grande Beuverie, dans la déjà prestigieuse collection Métamorphoses de la nrf.
    De nouveaux projets se dessinent : ce qui a pour l'instant la forme d'un « Traité d'alpinisme analogique » (il revient du Pelvoux, dans les Hautes- Alpes, et ce traité deviendra Le Mont analogue), une Anthologie des poètes français du xxve siècle , des traductions du sanskrit, mais aussi et on le sait moins, cet essai sur l'obscurantisme.

  • In 1948 in Paris, a group of writers and thinkers would found the College of Pataphysics, still going strong today. The iconoclastic René Daumal was the first to elaborate upon Alfred Jarrys unique and humorous philosophy. Though Daumal is better known for his unfinished novel Mount Analogue and his refusal to be adopted by the Surrealist movement, this newly translated volume of writings offers a glimpse of often overlooked Daumal: Daumal the pataphysician. Pataphysical Essays collects Daumals overtly pataphysical writings from 1929 to 1941, from his landmark exposition on pataphysics and laughter to his late essay, The Pataphysics of Ghosts. Daumals Treatise on Patagrams offers the reader everything from a recipe for the disintegration of a photographer to instructions on how to drill a fount of knowledge in a public urinal. This volume also includes Daumals column for the Nouvelle Revue Française, Pataphysics This Month.

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