Olivier Appert

  • Nulle autre musique, nul autre chant n'ont autant inspiré les xxe et xxie siècles que le blues. Inspiration tout à la fois évidente - par la simplicité de la structure rythmique - et mystérieuse - par l'ampleur universelle de son influence : jazz, rock'n'roll, rap.
    Cette anthologie inédite et bilingue offre donc une histoire chronologique du blues à partir des premiers enregistrements des années 1920 (les race records qui rencontrèrent un succès inattendu) des hautes voix légendaires, de Ma Rainey à Leadbelly, de Bessie Smith à Blind Lemon Jefferson, de Memphis Minnie à Bukkha White jusqu'à l'extension électrique à la source du rock de Howlin Wolf, Muddy Waters, BB King...

  • Comme au commencement

    Olivier Apert

    Avec ce recueil de poèmes et de prosèmes hantés par la violence, la guerre et l'obsédante "tristesse initiale", sublimés par une tonalité inouïe et une réinvention du lyrisme, Olivier Apert ajoute à son oeuvre quasiment arrachée à la nuit, un livre où la figure féminine (noli eam tangere) joue un double jeu de promesse et de tromperie.

  • Draculea le voïvoide, descendant réincarné de Vlad Tepes est un didacteur contemporain en fin de règne. Orphée, représentant du TPI est chargé de lui signifier son arrestation et de libérer Eurydice que le dictateur retient en otage et dont il a décidé qu'elle serait la mère future de son empire. Cette pièce invente une langue que le rythme, la scansion et la coupe projettent au devant même de la notion de personnage pour atteindre l'aveu sensible et hiératique de l'écriture.


  • ces pages sont à la fois une initiation à l'oeuvre de charles baudelaire et une lecture neuve de sa pensée.
    baudelaire dandy, baudelaire critique d'art, baudelaire politique : l'artiste invente la modernité sous le règne exigeant de l'imagination. il est capturé ici dans son temps, avec ses amis (asselineau, nadar, champfleury, courbet, manet. ) ; les femmes qu'il a aimées et méprisées (jeanne duval, la présidente) ; les maîtres qu'il a admirés (delacroix, wagner, flaubert). cette traversée se fonde sur la singulière alliance des contraires qui marque la vie de baudelaire du sceau du paradoxe, entre sublime et dégradation, foi et blasphème, démon de la perversité et provocation ironique.


  • Dans cet essai, Olivier Apert tente de percer la personnalité d'une figure célèbre de son temps, par ailleurs écrivain, dandy et homosexuel mondain qui fréquenta (et régala dans son hôtel particulier de Latour-Maubourg) le Tout- Paris . Et de figure il devint type, puisqu'il servit de modèle au personnage de Charlus ainsi qu'à celui de Des Esseintes dans A rebours, de Huysmans. Robert de Montesquiou (1855-1921), qui fit beaucoup pour la renommée de Verlaine et Mallarmé, Fauré et Debussy, s'attira les critiques et les propos acerbes, ironiques ou simplement étonnés de maints confrères ( Daudet, Goncourt, Lorrain, Pierre Louÿs, Renard.) pour ces provocations inlassables, son « style » et ses bons mots parfois féroces ! « Esbroufeur et tapageur comme un vieux perroquet », selon la verve de Léon Daudet, Montesquiou n'en était pas moins d'une grande générosité, d'une parfaite éducation et d'une délicate attention pour ses contemporains (ceux qu'il prisait). Auteur prolixe, il a laissé une vingtaine de recueils de poèmes, essais, biographies, mémoires. dont Les Chauves-souris (1892) et Le Chef des odeurs suaves (1893) connurent un certain succès. Avec son sens particulier de l'essai biographique pratique comme un exercice d'abord littéraire (Baudelaire, Forneret, Gauguin), Olivier Apert traverse l'époque « Fin de siècle » à travers le personnage de Montesquiou, mi amusé mi admiratif mais toujours précis et érudit. Un « florilège » suit l'essai d'Olivier Apert, qui propose une quarantaine de poèmes, présentés par thème ; ce choix illustre parfaitement la prosodi du Comte et son style à la fois classique, élocutoire et maniériste (on parlera des recueils d'une « Précieuse »), dont Remy de Gourmont dira, dans son Livre des Masques, qu' « Il y a même un raffinement singulier dans les nuances et dans le dessin et des hardiesses amusantes de ton et de lignes ». Et Olivier Apert parle, lui, d'une poésie : « abondante, excessive parfois dans sa recherche sonore - qu'on baptisa préciosité symboliste ou décadente - terriblement cultivée, si l'on entend par là l'expansion d'un goût, d'une vie voués à la littérature et aux arts comme seul culte, mais souvent, ce que l'on oublie, marquée d'une tristesse native et finale toute pétrie de solitude vraie. ».

  • Si et seulement si : le titre parle de lui-même : il s'agit de la condition sine qua non du poème ; de son émergence, de sa lente urgence, de sa nécessité. Si et seulement si, sous-titré prosèmes & suites parce qu'il s'agit d'un livre composé, comme musicalement, avec du narratif et des humeurs qui prennent en compte toutes les strates qui justement nous composent : de l'affect, de la mémoire, de l'ironie, de la violence, de la légèreté grave, de la mélancolie euphorique emportés par l'invention verbale.

  • Infinisterre ; crash

    Olivier Apert

    • Apogee
    • 8 Mars 2006

    De lieu en lieu, de ville en ville, de rencontre en rencontre, c'est toujours d'une limite qu'il est question ici : fins de terre, ports du Portugal ou d'Irlande, infantes disparues où se lit la nostalgie d'une innocence à tout jamais enfuie.
    Ici, le poème tend vers un espace où, à une grande respiration atlantique, se mêle la hantise de la catastrophe - longues suites amplement rythmées et resserrements nets à vif construisent une sorte de chorégraphie musicale.

  • Ce bref ouvrage présente l'homme Gauguin, qui demeure largement inconnu. Le
    peintre, bien sûr, avec ses attaches au mouvement des Primitifs, puis des
    Nabis, mais aussi l'écrivain, dont on ne connaît en général qu'un titre, Noa-
    Noa, alors qu'il est l'auteur d'une oeuvre abondante, enfin l'aventurier : il y
    a la Bretagne et l'Océanie, il y a aussi la jeunesse à Lima, la vie de marin,
    le Danemark, le percement du canal de Panama, la Martinique, et même une brève
    mais fructueuse carrière d'agent de change. Le livre suit les méandres de cette
    étonnante carrière, en suivant le fil chronologique. Il est illustré de
    quelques planches et gravures noir/blanc - encore un aspect oublié de l'oeuvre
    de Gauguin. AUTEUR : Olivier Apert est poète, essayiste, dramaturge,
    librettiste et traducteur. Membre du comité de la revue Po&sie et jury du Prix
    de la Vocation (poésie). Parmi une quinzaine de livres, il a publié en poésie
    Infinisterre suivi de Crash (Editions Apogée, 2006) ; en essai Portatif de la
    provocation (avec François Boddaert, Presses Universitaires de Vincennes,
    2000) ; en théâtre àlavieàlanuit (L'Harmattan, 2003) ; en traduction, l'oeuvre
    complète de Mina Loy (en trois volumes, L'Atelier des Brisants, 2001-2005) ; en
    2009, Etat du poème, Editions L'Actmem. Il travaille avec le metteur en scène
    Nicolas Hocquenghem et les chorégraphes Sylvain Groud et Muriel Piqué.

  • Provocation : action, parole ou comportement par lesquels on provoque, voilà qui est dit.
    Est sous l'empire de la provocation qui ou quoi s'érige en singularité paradoxale. Et n'est pas nécessairement paradoxal qui ou quoi se réclame de l'excentricité. La distance révèle parfois le caractère provocateur d'un homme publie ou d'une posture collective que leur époque banalisait. Non contents d'encadrer quelques figures légendaires ou secrètes, nous avons cultivé le vice jusqu'à réorienter certains événements, institutions, affaires - de Villon à Verdun.
    Disons que la naissance de la langue moderne, tant sur le plan historique que lexicographique, nous a semblé un appui enviable, et que l'irruption de Dada, au coeur de la Grande Provocation guerrière, s'imposait évidemment comme l'acmé de toutes les provocations !

  • Éditorial (Pascal Lorot)
    Débat
    Toyota, les clefs d'un succès planétaire (Michel Gardel)
    Dossier
    Les guerres du pétrole
    - Éruptions à répétitions dans les mondes de l'énergie (Christophe-Alexandre Paillard)
    - La puissance américaine et l'instabilité énergétique mondiale (Christophe-Alexandre Paillard)
    - Les hydrocarbures : de la géologie à la géopolitique (Olivier Appert)
    - Le paysage énergétique : géopolitique et pétrole (Fadhil Chalabi)
    - L'OPEP, combien de divisions ? (Cédric de Lestrange)
    - Quelle sécurité énergétique pour l'Europe ? (Chris Lambert)
    - La stratégie gazière de la Russie et l'Union européenne (Philippe Lorec et Fabrice Noilhan)
    - Principales menaces sur la sécurité énergétique (Claude Mandil)
    Varia
    Économie, éthique et politique (I) - Analyse économique et justice sociale (Jean-Paul Maréchal)
    Lectures
    - Enjeux diplomatiques et stratégiques 2006, Pascal Chaigneau (dir.), Economica, 2006, 389 p. (Dominique Cravenne)
    - Atlas mondial de la Francophonie, Ariane Poissonnier, Autrement, février 2006, 80 p. (Yves Montenay)

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