Pierre Lellouche

  • À l'heure de flux migratoires sans précédent dans l'histoire de l'humanité, qu'en est-il de la relation entre les mondes musulman et occidental ? À l'heure d'une mutation inédite de la guerre sous la forme d'un djihadisme planétaire, qu'en est-il des moyens d'assurer la paix ? À l'heure où l'islam entre en éruption face à la modernité, qu'en est-il de l'avenir de l'Europe et de la France ?
    Sans préjugé mais aussi sans tabou, Pierre Lellouche montre que ces interrogations n'en font qu'une. Il inscrit cette question dans 1 500 ans d'histoire faite de proximités, de conflits et de renversements entre les deux rives de la Méditerranée. Mais cette fresque des événements passés vient éclairer une analyse lucide et informée des réalités présentes. Convoquant tour à tour Marc Bloch, Jacques Bainville, André Suarez ou Bernard Lewis, décryptant faits, cartes, rapports et statistiques, révélant les vrais enjeux des conflits du Proche-Orient qui sont devenus les nôtres, Pierre Lellouche dessine les grandes lignes prospectives pour demain.
    Afin de dégager les véritables conditions d'un sursaut.
    Afin que cette guerre qui commence ne soit pas sans fin.

  • La France est-elle en tram, comme le prétendent les chantres du protectionnisme, de perdre la bataille de la mondialisation et son rang de grande puissance industrielle ? Les Chinois et autres grands émergents seraient-ils seuls responsables des délocalisations et de nos déficits ? Ne serions-nous condamnés qu'à nous " indigner " ou à fermer nos frontières ? Face aux " démondialisateurs " de gauche comme de droite, cet essai montre que la désindustrialisation n'est pas une fatalité, que produire en France et exporter grâce à une politique industrielle ambitieuse et une Europe plus volontariste, c'est possible. C'est d'ailleurs la condition de création de richesses et d'emplois chez nous, comme le montre le succès spectaculaire de l'Allemagne et de l'Europe du Nord dans la compétition mondiale. Accessible, pédagogique, direct et décapant, ce texte dissipe l'écran de fumée qui entoure trop souvent le débat sur la place de la France dans le monde. L'auteur, chargé au gouvernement du Commerce extérieur, autrement dit " ministre de la Mondialisation ", développe ici une vision, en républicain convaincu : amplifier la rupture engagée depuis 2007 pour faire gagner la France dans le monde du XXIe siècle et préserver ainsi nos emplois et notre modèle social !

  • Les 3 et 4 avril 2009, à l'occasion du sommet du soixantième anniversaire de l'Alliance atlantique à Strasbourg-Kehl, la France, par la voix de son président Nicolas Sarkozy, reprend toute sa place dans l'organisation militaire intégrée de l'oTAN. Une place qu'elle avait quittée le 7 mars 1966, selon la volonté du fondateur de la Ve République, Charles de Gaulle. Pendant quarante-trois ans, le " retrait " de l'OTAN avait symbolisé l'identité singulière de la France : à la fois alliée des Etats-Unis mais rebelle, solidaire mais indépendante. La symbolique gaullienne, pourtant, ne devait guère survivre à la réalité de l'après-guerre froide. Sous Mitterrand comme sous Chirac, la France n'a cessé de se rapprocher de l'OTAN, mais sans le dire aux Français. Elle s'est battue en Bosnie puis au Kosovo, elle se bat aujourd'hui en Afghanistan sous la bannière de l'OTAN. En choisissant d'y revenir pleinement, Nicolas Sarkozy veut sortir de cette hypocrisie franco-française et réussir de l'intérieur l'Europe de la défense que ses prédécesseurs ne sont pas parvenus à construire. Décision courageuse au service d'un volontarisme européen réaliste ou marché de dupes dans lequel la France risque de banaliser sa voix, sans parvenir à influencer l'hyper puissance américaine ? En retraçant l'histoire d'amour-haine qui lie la France et l'OTAN depuis l'immédiat après-guerre jusqu'à l'Afghanistan, en examinant les évolutions de l'Alliance, comme celle de la politique stratégique de la France depuis la fin de la Guerre froide, ce livre entend contribuer utilement au débat que les Français doivent avoir sur notre propre sécurité, comme sur notre rôle en Europe et dans le monde.

  • Paix impossible, guerre improbable , écrivait Raymond Aron en 1947. Que vaut aujourd'hui une telle formule? Depuis la fin des années 70 _ qui vit à la fois l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques et l'ouverture du débat sur les euromissiles _, un vent de démoralisation souffle sur l'Europe. Déjà battue en brèche par l'évolution des technologies, la dissuasion atomique est accusée de tous les maux, tandis que la peur de la guerre, le pacifisme, voire le neutralisme renaissent de leurs cendres.La menace de la guerre pèse-t-elle à nouveau sur nos sociétés? De quels moyens disposons-nous pour la faire reculer? Ces interrogations angoissées traduisent, à leur manière, une certitude: désormais, rien ne sera plus comme avant. Une révolution est en cours, bouleversant à la fois les techniques de combat, les doctrines militaires, les équilibres politiques et psychologiques. Cette révolution porte en elle un nouvel ordre stratégique mondial qui émerge peu à peu du chaos.C'est ce que démontre Pierre Lellouche. Avec une clarté et une rigueur exemplaires, il analyse l'effritement des alliances nouées au lendemain de la Seconde guerre mondiale, décrit la montée en puissance de l'Union soviétique et repère les lignes de fracture du socle stratégique occidental. En même temps, il évalue à sa juste mesure la panoplie des technologies futuristes _ armes intelligentes et guerre des étoiles .Au terme de cette réflexion, une nécessité s'impose: repenser la guerre. Pierre Lellouche s'en explique, dans une conclusion qui balaie toutes les idées reçues sur la défense de l'Europe _ et de la France.Adjoint au directeur de l'Institut Français de Relations Internationales, Maître de conférence à l'E.N.A., Pierre Lellouche est chargé des problèmes stratégiques au Point et éditorialiste à Newsweek.

  • Le triple séisme de la chute du Mur de Berlin, de la guerre du Golfe et de la deuxième révolution russe a fait basculer l'ensemble du système mondial ; l'Univers né à Yalta est mort et, avec lui, les préjugés qui ont décidé de la guerre et de la paix depuis près d'un demi-siècle... Voici donc, désormais, l'aube d'un nouveau monde. Ce livre se veut une exploration de ce nouveau monde. S'agira-t-il d'un "système" - ce "Nouvel Ordre Mondial" promis par l'Amérique apparemment triomphante...ou, au contraire, d'un ensemble incertain et soumis au chaos des nations ?

    Que restera-t-il, bientôt, des grandes forces qui façonnèrent notre histoire récente, l'arme nucléaire et la confrontation idéologique entre marxisme et libéralisme ? Par quoi seront-elles remplacées ? Que nous réservent les futures explosions démographiques ? Les flux de populations ? Le regain des tribalismes ? La militarisation du Sud ? Au sortir de Yalta, l'Occident a-t-il vraiment raison de célébrer la victoire de la démocratie et le triomphe du capitalisme ? Ne vient-il pas, et seulement, de remporter la première et la plus facile des batailles qui l'attendent ? Et si, cinq cents ans après 1492, nous venions à peine d'aborder aux rives du véritable Nouveau Monde ?

  • Est-il trop tard, vraiment, pour réveiller une france endormie ? pour briser ses conservatismes et ses corporatismes ? pour réformer un etat à la fois omniprésent et impuissant qui étouffe le pays et son économie ? trop tard pour réconcilier ce « cher et vieux pays » avec une modernité qui fut si longtemps son privilège ? dans ce livre, qui est à la fois un réquisitoire contre « le mal français » de cette fin de siècle et la recherche tonique d'une voie libérale et solidaire à la française, pierre lellouche refuse toute forme de pessimisme. un réquisitoire ? comment, de fait, pourrait-il en être autrement quand on constate que la société française qui ne demande qu'à bondir vers l'avenir est, aujourd'hui, ligotée, ossifiée dans des archaïsmes idéologiques, des préjugés et des habitudes néfastes ? quand tout, de la pression fiscale à la législation sur la protection sociales, conspire à l'avènement d'une société étatisée, déresponsabilisant le citoyen, véritable machine à fabriquer chômage de masse et appauvrissement de tous ? quand enfin, figée dans ses certitudes, cette france-là refuse des méthodes de simple bon sens qui ont déjà métamorphosé nombre de nos partenaires qui renouent avec le plein emploi. qui, en france, aura le courage de conduire l'indispensable révolution des esprits et des moeurs, de montrer à nos concitoyens que loin de les protéger le fameux modèle social français étatisé et malthusien n'aboutit qu'à produire des générations d'assistés, de citoyens invalides, « allocataires » de subventions publiques plutôt qu'acteurs de leur propre destin ? et quelle force politique de droite ou de gauche osera, face à cette « république immobile », accueillir avec confiance le mouvement qui s'impose ?

  • Illusions gauloises est un réquisitoire - sévère, documenté, précis - sur « la France qui tombe ». Une analyse implacable et rageuse sur une nation qui s'est étrangement endormie au milieu d'un monde qui, lui, bouge frénétiquement. D'un côté, le vent du large (chinois, anglais, indien...) ; de l'autre, ce Royaume d'Amélie Poulain qui dit « non » à l'Europe et qui se transforme, dans le meilleur des cas, en musée pour touristes. Comment en est-on arrivé là ? Quelles conséquences pour nous ?
    L'aspect « diagnostic » de cet ouvrage n'est pas le plus développé - car le dossier a déjà été instruit par maints experts : tout le monde sait que le « Modèle français » bat de l'aile. Pierre Lellouche n'insiste donc pas sur ce point qui, en vérité, n'est utile à sa démonstration que dans la mesure où nos archaïsmes intérieurs pèsent dramatiquement sur nos insuffisances extérieures.
    L'« extérieur », précisément : P. Lellouche pose quatre problèmes étroitement liés : 1 - Le défi terroriste (donc la question de l'islamisme, du Proche-Orient, des flux migratoires) ; 2 - l'anti-américanisme (donc l'affaire irakienne, les « néo-conservateurs, la question turque, etc...) ; 3 - L'irruption diplomatique des nouveaux acteurs mondiaux (le nucléaire iranien, surtout) ; 4 - la guerre des « modèles » en Europe (la fin de l'axe franco-allemand au profit d'un axe Berlin-Londres-Madrid).
    L'intellectuel qui décrit ce « Nouveau Monde » est, disons-le, clairement « atlantiste » et il déplore le manque de solidarité de la France avec ses alliés traditionnels. Mais là n'est pas l'essentiel : son ouvrage vaut, d'abord, pour l'exceptionnelle clarté pédagogique de sa démonstration. En lisant Lellouche, dont le livre complète celui d'Alain Minc et celui d'Alexandre Adler, on dispose d'une boussole très subtile pour comprendre comment la France, aujourd'hui, s'enlise dans des songeries contradictoires. Et comment, peut-être, elle pourrait en sortir.

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  • - La France et le monde. Un divorce à la française, (Pascal Lorot)
    - La France et le monde, enjeux et perspectives, (Pierre Lellouche)
    - Quel bilan pour la politique européenne de la Franceoe, (Pierre Moscovici)
    - La politique "arabe" de la France : la fin d'un "rêve"oe, (Jean-François Daguzan)
    - Défense : le bon cru des années Chirac, (Jean-Dominique Merchet)
    - La diplomatie française au miroir du discours présidentiel, (Jean-Sylvestre Mongrenier)
    - La politique industrielle en France : entre tabous et déficit de stratégie, (Jean-Louis Levet)
    - En finir avec l'anti-américanisme, (Yannick Mireur)
    - La France et le néolibéralisme, (Jean-Paul Marechal)

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