Entre Deux Mers

  • Ce volume, de la collection «Léo Drouyn, les albums de dessins» est entièrement dédié à l'artiste paysagiste qu'était Léo Drouyn. C'est à Paris, dans l'atelier de Jules Coignet, peintre qui amenait ses élèves travailler d'après nature, en plein air dans la forêt de Fontainebleau, que Drouyn rencontre les artistes de la génération de 1830 que l'on connaîtra plus tard sous l'appellation générique d'école de Barbizon - les Rousseau, Diaz de la Peña et autres Charles Jacque dont il se sentira toujours très proche. Puis c'est dans l'atelier de Louis Marvy, graveur attitré des peintres de Barbizon, qu'il apprendra la technique reine de la gravure, l'eau forte. Ce volume présente d'abord les dessins inédits réalisés par Leo Drouyn dans les forêts de Fontainebleau et à Barbizon, où il séjourne au mois de juin 1857 comme le prouve le registre du père Ganne, le célèbre aubergiste de cette localité tant prisée par des artistes paysagistes venus de toute l'Europe. Puis viennent les peintures de Leo Drouyn, que l'on redécouvre peu à peu - chaque année apportant son lot de découvertes d'oeuvres jusqu'alors inconnues ! Enfin sont présentées dans ce volume les eaux-fortes pittoresques de Leo Drouyn, publiées à Paris ou restées inédites, qui forment un corpus très homogène. Dans ce volume, comme dans le volume 23, se révèle tout le génie du paysagiste et qui seront un régal pour les yeux des lecteurs amoureux de paysages et de l'art de Leo Drouyn.

  • Dans toutes les maisons de famille, les objets racontent des histoires. Pourquoi se priver de préserver la mémoire de ces objets qui se conjugue intimement avec les habitants d'une demeure et révèle d'eux une part secrète ? C'est ici le cas avec François Mauriac. Car cet écrivain rigoureux, grand intellectuel, journaliste engagé, catholique intransigeant, dont la figure peut paraître austère, avait une faiblesse. Sa « maison des champs ». Il aimait Malagar d'amour. Pendant soixante cinq ans, il y a accumulé des bibelots, des tableaux, des meubles, etc. hérités, achetés, transportés de son appartement parisien. Et François Mauriac, sensible à cette mémoire portée par les objets, les met en scène dans ses livres. Cette visite de Malagar, appuyée par de nombreuses photographies, de la cuisine aux chambres en passant par le cabinet de travail, est une balade à la découverte des objets aimés qui incite à porter un autre regard sur le propriétaire de ces lieux.

  • "Comme Théodore Rousseau, Leo Drouyn est un remarquable «portraitiste d'arbres», tant sa virtuosité à représenter toutes les essences et leur feuillé font de lui un maître en la matière, que ce soit au crayon, à la plume, au fusain, mais aussi dans la gravure, au vernis mou ou à l'eau forte. Étude sur le sujet sur un calepin emporté au gré d'une promenade ou esquisse rapide de mémoire dans un album de salon ou sur une feuille volante, les arbres sont pour l'artiste, sa vue durant, un perpétuel sujet de bonheur et d'émerveillement. Qu'il soit de haute tige, au bord d'une route, ou taillé en têtard dans les aubarèdes, qu'il protège, au milieu d'un pré, les troupeaux de sa vaste ramure ou qu'il s'inscrive dans une composition arborée savante où chaque individu, chaque espèce, exprime son identité particulière, les arbres sont toujours au coeur du travail artistique de Leo Drouyn, en lien avec les autres motifs du paysage, reliefs, prairies, champs, cours d'eau, chemins... Ce sont tous ces dessins d'arbres, ces paysages où la nature déploie son infinie variété et l'artiste son immense talent que donne à voir ce 23e album de dessins inédits de Leo Drouyn.
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  • Les dessins de Léo Drouyn sur Bordeaux sont attendus par nos lecteurs depuis de nombreuses années. Les voici enfin ! Près de 400 gravures et dessins, dont une grande partie réalisée dans les dix dernières années de sa vie, quand Léo Drouyn, avec la publication de son Bordeaux vers 1450, se mue peu à peu en historien, évolution qui marque la dernière partie de son existence. Désormais, c'est au service d'une véritable résurrection du Bordeaux médiéval qu'il met son talent d'artiste, de dessinateur. Avec une restitution des monuments disparus de la Ville, les fortifications de la ville médiévale et leur évolution, la vision de Léo Drouyn s'enrichit d'une réflexion confortée par un énorme travail sur les archives de la Ville.
    Ce qui ne l'empêche pas, bien sûr, de dessiner et d'étudier par ailleurs tous les grands monuments religieux et de se battre pour leur sauvegarde (façade de Sainte-Croix, cloître de Saint-André).
    Coordination scientifique : Sandrine Lavaud. Les deux tomes de Léo Drouyn et Bordeaux seront présentés au moment d'une grande exposition qui se tiendra à la Bibliothèque municipale de Bordeaux.

  • "Jeune provincial (né à Lévignac, en Lot-et-Garonne) monté à Paris pour études, Léo Melliet fut de ces « insurgés », exerçant le temps de la Commune des responsabilités importantes comme maire du XIIIe arrondissement, l'un des plus populaires de la capitale. Échappant de peu à la mort lors de la Semaine sanglante, il fut condamné à la peine capitale et s'exila plus de vingt ans en Écosse. A son retour d'exil, il fut élu député du Marmandais, avant de finir sa vie comme directeur de l'Asile d'aliénés de Cadillac, en Gironde, toujours surveillé par la police qui le soupçonna d'être l'instigateur d'une grève de tonneliers ! C'est à la biographie de ce personnage trop méconnu que s'est attaché Pierre Philippe, qui nous fait revivre, au jour le jour, en compagnie de Leo Mélliet, ces quelques mois d'espoirs et de passion dont on célèbre aujourd'hui le 150e anniversaire. C'est avec la célèbre « Affiche rouge » du 6 janvier 1871, qui se termine par Place au Peuple, Place à la Commune, que Léo Melliet, l'un de ses 140 signataires - les délégués des vingt arrondissements de Paris -, rentre dans l'Histoire, tout comme cette affiche à laquelle sont attachés, comme rédacteurs, les noms de Jules Vallès et d'Édouard Vaillant. Car c'est avec elle que s'ouvre cette formidable parenthèse de l'Histoire où le peuple de Paris décida de prendre lui-même en main son destin. Préface : Eric Bonhomme Postface : Jean-Louis Lambert "

  • Cet ouvrage constitue la première étude monographique consacrée au photographe bordelais Alphonse Terpereau (1839-1897) et rassemble une iconographie aujourd'hui dispersée dans de nombreux fonds d'archives, parfois difficilement accessibles. Terpereau est l'un des grands photographes du XIXe siècle spécialisé dans l'architecture. Formé dans l'un des principaux ateliers parisiens, ses campagnes photographiques couvrent les villes de Bordeaux et d'Arcachon et s'étendent de la Gironde au Cantal, des Pyrénées Atlantiques aux Pyrénées orientales. La richesse de son oeuvre nous permet aujourd'hui de réaliser une véritable archéologie visuelle du paysage urbain et de l'aménagement du territoire.Les photographies de Terpereau furent en effet commandées par des architectes et des ingénieurs, elles ont alimenté les archives des villes et des sociétés savantes, elles ont orné les murs des maisons ou enrichi les bibliothèques des collectionneurs. Le croisement de ses images avec différentes archives écrites nous permet de les replacer dans leur contexte de création restituant ainsi leurs origines, leurs lectures et leur pouvoir. Souvent instrumentalisées, elles participent alors à une multitude d'usages qu'ils soient informatifs, pédagogiques ou persuasifs. Mais au-delà des multiples statuts de ses images, Terpereau sut imposer un style marqué par la géométrisation des formes, l'aplanissement de la perspective et la multiplication des points de vue. Ses photographies participent alors à la mise en place d'une nouvelle culture visuelle dans laquelle le regard prend une nouvelle dimension. La qualité de son travail lui permet d'obtenir les palmes académiques en 1885 et une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Ses images furent présentées dans des expositions à Santiago du Chili, Haïti, Moscou, Hanoï et à l'Exposition universelle de Chicago en 1893.

  • Ce récit de voyage de l'Allemande Sophie von La Roche, traduit pour la première fois en français dans son intégralité, est un témoignage exceptionnel sur la France de 1785, traversée de Strasbourg à Bordeaux, en passant par Paris et Versailles, avec aussi une escapade au Havre pour voir la mer.
    Il offre une vision réaliste de Paris et de Versailles, lieu de pouvoir mais également de représentation de la monarchie. Sophie von La Roche a bien décrit la capitale française où se côtoient la misère et la richesse, la pauvreté et le luxe. La Révolution n'est ni annoncée ni envisagée, mais le lecteur ne peut s'empêcher de la pressentir.
    Sophie von La Roche (1730-1807) connaît aujourd'hui un regain d'intérêt en Allemagne et dans le monde anglo-saxon pour son féminisme modéré mais affirmé. Neuve et moderne est l'attention qu'elle porte, tout au long de son voyage, au sort des femmes qu'elle rencontre. Considérée comme la première romancière allemande, c'est une femme très instruite, qui s'exprime couramment en français, qui a beaucoup lu et tenu un salon littéraire. Tout en restant allemande, cette protestante, adepte des Lumières, grande admiratrice de Rousseau et de Montesquieu, revendique son appartenance à l'Europe culturelle de son temps où la France et Paris occupaient alors une place centrale.

  • Édification à vocation purement fonctionnelle, dévolue à la distribution d'eau ? Cette première oeuvre en France de Le Corbusier est en fait un laboratoire d'idées qui laisse entrevoir ses orientations architecturales... Dessiné en 1917 par le jeune Charles Édouard Jeanneret-Gris (connu plus tard sous le nom de Le Corbusier) à la demande de l'entrepreneur de travaux publics François Thévenot, le château d'eau est destiné à alimenter en eau la nouvelle propriété de ce dernier en construction à Podensac, le Domaine Chavat. De cet ouvrage purement technique, dévolu à la distribution d'eau, Le Corbusier fait de sa première oeuvre en France, un laboratoire d'idées qui laisse entrevoir ses orientations architecturales. Conçu tel un phare, avec un toit terrasse offrant une vue privilégiée sur le territoire, le château d'eau remplira son office sur la propriété pendant plusieurs années. À partir de 1934, il desservira en eau potable les habitations du village, avant de tomber en désuétude. Il faudra attendre plus d'un demi-siècle pour que cette oeuvre de jeunesse de Le Corbusier soit redécouverte à la fin des années 80. Une association, Le Groupe des Cinq, cherche alors à sauvegarder cette oeuvre, oubliée de tous. Aujourd'hui le château d'eau est au centre de toutes les attentions depuis sa sélection parmi les monuments nationaux que la Mission Bern et la Fondation du patrimoine ont décidé de sauver.

  • La porte, élément architectural primordial, universel et symbolique, fait appel à tous les savoirs techniques et artistiques. Elle est soumise à de nombreuses sollicitations physiques, sociales, esthétiques. Elle intègre le travail de la pierre, du bois, du verre et du fer. Elle se pare de mille couleurs, de détails complexes, de savoir-faire ancestraux. Elle signe et signale l'édifice. Elle accueille l'invité et exclut l'indésirable. Elle obéit à des contraintes urbaines et règlementaires, suit les modes et les styles architecturaux. Par le biais d'une flânerie romantique de vingt ans au creux des rues et des ruelles de Bordeaux la magnifique, l'auteur invite à « lire » une porte en l'observant attentivement, à découvrir son histoire et comprendre sa construction. Cent portes, choisies sur le territoire de Bordeaux, construites sur plus de six siècles et peintes dans des aquarelles sophistiquées, sont analysées, disséquées et inscrites dans l'histoire de la Ville. Architectes, artisans, touristes et citoyens découvriront un patrimoine unique, dont la variété et la richesse ont peu d'équivalent en France. Grâce à ce fil conducteur, l'auteur convie le lecteur à une longue promenade au coeur de la métropole aquitaine, et propose une invitation à lire dans la pierre l'histoire de Bordeaux, vieille de 2500 ans.

  • Le bordeaux des années quatre-vingt que donne à voir le remarquable travail photographique de françois ducasse n'est déjà plus.
    Il en restitue la mémoire vive, celle des quartiers et des bars-caves, des chantiers et du port, des rues et des stades ; celles des gens d'abord, de la rue sainte-catherine au pavé des chartrons, de musard à bacalan. car tel est le talent de ce photographe bordelais, nous rendre la mémoire de ce que fut notre quotidien, si vivant, si contrasté, si drôle et émouvant parfois, et qui est déjà de l'histoire - une histoire partagée.

  • Les premières découvertes archéologiques liées à l'histoire de Bordeaux remontent à la fin du XVIe siècle. Ces antiques vestiges sont aujourd'hui présentés au musée d'Aquitaine, mais en près de quatre siècles ils ont subi de multiples pérégrinations, comme beaucoup d'autres collections municipales sans cesse déplacées d'un lieu à un autre au sein de la cité. De la création du premier « Muséum » par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux à celle des musées contemporains, le chemin a été long et tortueux. Qui se souvient du musée Bonie, du Musée colonial, du musée Carreire ou du musée de la Marine ? Qui sait que pendant plus de vingt ans le musée d'Aquitaine a occupé l'aile sud du jardin de la Mairie? Comment est-il devenu ce grand musée de patrimoine installé cours Pasteur ? Au-delà de la découverte de ces musées oubliés et disparus, le lecteur est invité à mettre ses pas dans ceux des hommes qui ont oeuvré, chacun à leur époque, pour sauvegarder les précieux témoins de notre histoire locale. Cet ouvrage, en s'appuyant sur une riche documentation et une iconographie inédite, s'attache à reconstituer cette passionnante histoire. Une belle promenade au coeur de l'histoire des musées bordelais...

  • Par six fois, entre 1854 et 1868, Leo Drouyn poussa hors de ses terres d'exploration favorites d'Aquitaine, vers le grand Languedoc, les vastes contrées du Midi toulousain, du Languedoc occidental, de la vallée du Rhône, du Velay et de l'Auvergne.Durant deux de ces voyages, il était accompagné par son fils Léon, dont se découvre le précoce talent au travers de dessins où le futur architecte rivalise avec son père. Léo parcourut des terroirs qui lui étaient beaucoup moins familiers, guidé parfois par les conseils de certains de ses amis, tel le marquis de Castelnau, recommandé à des notables locaux, empruntant les lignes de chemin de fer tout juste inaugurées et plus d'une fois, se mesurant avec les dessinateurs des grands recueils publiés par Taylor et Nodier, Les voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France.Tout au long de ces carnets de dessins inédits se manifeste le talent des deux dessinateurs, partagés entre le goût de l'architecture et une propension à représenter d'abord des sites : les paysages ne manquent pas dans ces carnets et souvent la scène dépeinte d'enrichit de notations bucoliques. Il reste que nombre de ces dessins, surtout ceux exécutés en ville, sont des documents de premier ordre, grâce aux informations qu'ils apportent sur des édifices transformés ou détruits.
    La rédaction de ce 21e volume est dirigée par le général Pierre Garrigou Grandchamp (docteur en histoire de l'art et archéologie, administrateur de la Société Française d'Archéologie), en collaboration avec Anaïs Charrier (direction du Patrimoine de la ville de Cahors), Diane Joy (chef de projet patrimoine à la communauté de l'agglomération du Grand Rodez), Maurice Scellès (conservateur en chef du patrimoine), Gilles Séraphin (architecte du patrimoine) et Bernard Sournia (conservateur en chef du patrimoine).

  • Au moins six siècles de construction navale sont relatés à travers cet ouvrage, véritable histoire de la construction navale à Bordeaux : recensement et localisation des différents chantiers au cours de chaque époque, tableau synoptique de leur imbrication quasi « généalogique », inventaire de leurs différentes productions, et analyse des causes économiques, politiques ou militaires de leurs évolutions successives. Les auteurs mettent en avant la place de premier plan que l'industrie navale prit dans l'économie de la ville et de sa région en particulier aux XVIIIe et XIXe siècles, les très nombreuses avancées techniques que les différents chantiers concurrents (Guibert, Courau, Arman, Chaigneau, Bichon, Labat) développèrent alors, les fleurons de la marine qu'ils lancèrent, ainsi que l'importance, aujourd'hui oubliée, des constructions militaires au XIXe et au début du XXe siècles, au point que les rives de la Garonne méritèrent alors le titre de « plus grand arsenal privé » de France. Puis de grands chantiers prirent le relai en modernisant sans cesse leurs outils et leurs installations : Dyle et Bacalan, Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest et de Bacalan Réunis, Ateliers et Chantiers de la Gironde, Chantiers de la Garonne. Pour ceux-ci, l'aventure se termina sur la période 1970 / 1985. Mais on ne doit pas oublier non plus que, dans les années 1960, les ateliers bordelais de Lanaverre et de Morin furent en France le haut lieu de la construction navale de loisir. Enfin, installés sur le site de ces anciens chantiers, les CNB prolongent aujourd'hui l'héritage de 150 ans de construction navale et d'avant-garde dans la maîtrise des nouvelles technologies

  • Les Macarienes (titre original) sont un long poème de plus de 1500 vers, écrit en occitan gascon et publié en 1763, à la suite de l'expulsion des Jésuites de St-Macaire, petite ville au bord de la Garonne. Libelle d'inspiration janséniste, il met en scène un homme et une femme du peuple, qui en parlent la langue : un matelot et une marchande de Saint-Macaire qui n'ont ni l'un ni l'autre la langue dans leur poche et qui s'opposent à propos des Jésuites, mais aussi au sujet des relations entre les sexes - ce qui donne à ce texte, comme le souligne Guy Latry dans sa préface, une saveur intemporelle. Né à Sabres le 27 septembre 1923 et mort à Mont-de-Marsan le 3 juin 2005, Bernard Manciet est un immense poète, originaire des Landes, région qui est au coeur de son oeuvre littéraire, écrite pour la plus grande part en gascon. Il est considéré comme le plus important poète de langue d'Oc de la seconde moitié du XXe siècle, notamment par son oeuvre la plus connue, L'enterrement à Sabres , poème en seize chants publié en 1989. La traduction en français, jusqu'alors inédite, qu'il fit - Les Macariennes - montre tout l'intérêt qu'il portait à la littérature gasconne dont il était un ardent défenseur.
    Les textes ont été établis et sont présentés par Guy Latry, professeur émérite de l'université Bordeaux-Montaigne.

  • Joseph Bugeau s'adonne à la photographie à partir de 1894 ; on ignore quelles furent sa formations et les raisons de sa passion pour cette activité parallèle à sa profession d'épicier. Il semble avoir arrêté de photographier vers 1910. Son laboratoire, découvert dans les années 1960, contenait près de trois cents plaques de verre, supports de clichés sur gélatine. Ses clichés d'excellente facture par la technique photographique et par la composition très minutieuse des clichés sont conçus comme de véritables tableaux. Il s'est comporté en témoin de son temps, choisissant des thèmes particulièrement pertinents : grands chantiers de Monségur (la construction du pont, de la gare et de la partie centrale de la halle), moyens de transport, scènes de travaux des champs et d'artisanat, paysages, Monségur (sa place,ses rues, ses fêtes), etc. Les très nombreux portraits de ses contemporains et les clichés de groupes, donnent aussi un aperçu de la mode vestimentaire et des loisirs du monde rural de la fin du XIXe - début du XXe siècle.

  • La ville de Bordeaux conserve encore douze fontaines ayant gardé un caractère monumental :
    La fontaine place de La Bourse, dite des Trois Grâces - La fontaine de la Douane - La fontaine du Monument aux Girondins - La fontaine de la place Charles Gruet - La fontaine de la place Amédée Larrieu - La fontaine Mériadeck - La fontaine de la place Nansouty - La fontaine de la place du Parlement - La fontaine de la place Saint-Projet - La fontaine Sainte-Croix ou des Bénédictins - La fontaine des Salinières ou de La Grave - Les fontaines Wallace.

  • Léo Drouyn a laissé sur le Lot-et-Garonne une centaine de dessins et gravures réalisés entre 1849 et 1873, restés inédits. Il ne s'agit pas, comme en Gironde, d'un invenatire exhaustif du patrimoine monumental, mais le résultat de promenades qui ont pour centre la vallée du Lot, plus particulièrement le château de Roquepiquet, demeure de son hôte et ami, Gabriel de Gervain. Ici, Léo Drouyn dessine l'architecture paysane, les maisons à pans de bois, réunies souvent en hameaux, et dont il pressent, avec raison, la fin prochaine. C'est donc un témoignage exceptionnel qui nous est révélé de cette architecture rurale agenaise pour l'essentiel disparue . Le paysagiste qu'est Drouyn trouve également de beaux paysages à dessiner. A côté de cela, l'artiste donne des vues de petites villes en bord de rivière et des principaux châteaux du pays qu'il parcourt avec son fils Léon - dont les dessins sont également publiés - et ses amis. Plus au sud, la région de Nérac sera également l'objet de visites et de dessins archéologiques et pittoresques.

  • " il n'y a pas de création spontanée, tout naît d'un germe " écrit jean hameau en 1812 dans un mémoire adressé à la société de médecine de bordeaux.
    En 1836, dans son etude sur les virus, il énonce que " partout la vie est dans la vie et la vie dévore la vie. tout virus peut être tué, puisqu'il a vie ". cinquante ans avant pasteur et les microbiologistes de la fin du xixeme siècle, grâce à la justesse de ses observations et la liberté de sa réflexion, le docteur jean hameau, de la teste de buch, anticipe par une intuition géniale sur le rôle des agents infectieux dans les maladies de l'environnement et sur les mesures préventives d'hygiène individuelle et collective.
    Seul docteur en médecine de la région, il parcourt toutes les communes qui bordent le bassin et au delà les landes, alors marécageuses et malsaines, où il traite avec succès les fièvres palustres avec le quinquina et les fièvres typhoïdes avec l'ipéca. ses principes de prévention lui permirent de lutter efficacement contre une épidémie de choléra. héritier des lumières, il ne se fiait qu'à l'observation rigoureuse des phénomènes offerts par la nature, comme le mouvement des dunes.
    Il pressent l'essor touristique d'arcachon, dont son fils et son petit-fils, également médecins des bains de mer, feront une station climatique recherchée. jean hameau, méconnu de son vivant, est encore trop ignoré de l'histoire de la médecine. ses nombreux écrits, dont un inédit est publié dans cet ouvrage, décrivent le pays et ses habitants et nous remettent en mémoire combien les landes de gascogne étaient désolées et misérables ; un témoignage essentiel sur les landes et le bassin, au moment où gustave de galard, puis un peu plus tard léo drouyn, en donnaient les premières images.

  • A partir de 2004, l'Association des Retraités espagnols de la Gironde s'est posée la question d'un travail de mémoire à réaliser, en liaison avec la communauté d'origine espagnole. Il lui a paru évident de commencer par ces Républicains espagnols, réfugiés en France, qui, au péril de leur vie et souvent de celle de leur famille, se sont engagés volontairement entre 1940 et 1945 dans le combat contre l'occupant et ont contribué à la restauration de la liberté et de la démocratie en France. Un sacrifice qui, 60 ans après, est encore méconnu par une grande majorité de Bordelais.
    Le Centre Jean Moulin de Bordeaux a accueilli du samedi 22 novembre 2008 au dimanche 22 mars 2009 une exposition intitulée «Républicains espagnols de la seconde République à la Résistance française». Celle-ci a connu un grand succès. Cet ouvrage prolonge ce travail d'information.
    L'OBJECTIF : sensibiliser le public - pour qu'enfin sorte du silence et de l'oubli le sacrifice de ces combattants anonymes, - pour que justice soit rendue à leur famille et à leurs descendants, ces Français d'aujourd'hui, - pour que les événements vécus par les protagonistes soient reconnus grâce aux documents audio-visuels et écrits, - pour qu'enfin des historiens s'emparent objectivement de ce sujet et le fassent découvrir.
    PARTENAIRES :
    L'ouvrage est publié en coédition avec l'Association des Retraités espagnols et européens de la Gironde et a reçu l'appui de différents organismes : l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (l'acsé), le Ministère du travail et de l'immigration espagnol, la mairie de Bordeaux, le Réseau aquitain pour l'histoire et la mémoire de l'immigration (Rahmi), la Région Aquitaine, le Conseil Général de la Gironde, la Fédération d'Associations et Centres d'Emigrés Espagnols en France (F.A.C.E.E.F.).
    AUTEURS :
    Fernando Arino, professeur agrégé d'espagnol, a réalisé en partie cette étude. Il a par ailleurs contribué largement au travail de traduction en français et en espagnol.
    Ouvrage collectif sous la direction d'Eduardo Bernad.
    Préface de Joseph Pérez (Président honoraire de l'Université de Bordeaux III).

  • L'ouvrage que nous rééditons aujourd'hui, en partenariat avec les Editions Feret, est l'un des grands classiques des études monumentales, un ouvrage qui, par sa qualité, dépasse de loin le cadre régional. Le chartiste Jean-Auguste Brutails (1852-1926) qui fut longtemps conservateur des Archives départementales de la Gironde, était également un maître de l'archéologie monumentale. Ses ouvrages généraux L'archéologie du Moyen-Age et ses méthodes, ou son célèbre Précis d'archéologie du Moyen-Age, ont été longtemps le bréviaire de tous les étudiants en histoire de l'art jusque dans les années 1970. Les vieilles églises de la Gironde sont le texte d'une thèse que Brutails soutint en 1912, ayant accumulé une documentation gigantesque, tant en archives que sur le terrain, ses fonctions d'inspecteur des archives municipales l'ayant conduit dans les cinq cent cinquante quatre communes du département, il a mis ces tournées à profit pour former sur les églises une collection de notes, de croquis et de photographies auxquelles se sont ajoutées la recherche et l'analyse des documents. Brutails, qui utilisa beaucoup la photographie, mais dessinait également, savait mieux que quiconque l'examen minutieux auquel le dessin oblige. Mais le cliché archéologique dont il fut l'un des pionniers, notamment en Catalogne dans les années 1885, lui permit de se constituer en quelques années une banque d'images digne de celle de Drouyn. Elle lui permit d'asseoir ses analyses sérielles thématiques, puis les perspectives générales et les synthèses qui forment la seconde partie de l'ouvrage. La première partie est constituée de l'étude d'une soixantaine de monuments : 63 monographies des monuments religieux qui lui ont semblé les plus intéressants du département. 365 dessins ou photos, dans le texte et hors texte, viennent illustrer cet ouvrage de plus de 300 pages, bible de tous les amoureux de l'architecture religieuse médiévale. Aujourd'hui introuvable, sinon à des prix prohibitifs chez les bouquinistes, Les vieilles églises de la Gironde, très richement illustré, chef d'oeuvre d'érudition et de méthode, est un ouvrage incontournable pour tous ceux qui s'intéressent aux monuments médiévaux girondins.

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