Sciences humaines & sociales

  • De tableau en tableau, du Mongol Kubilaï Khan, qui aimait à chasser en compagnie de guépards dans son palais de Xanadu, au traître Liang Hongzhi condamné à mort pour collaboration avec le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, en passant par la princesse bleue que Marco Polo conduisit de Chine jusqu'en Perse et par Zheng He, l'amiral chinois qui, au coeur du XVe siècle, sillonna l'océan Indien bien avant les Européens au cours de sept voyages, Timothy Brook continue d'arpenter les routes de la mondialisation à partir de la Chine. À travers l'histoire de treize personnages, souvent inattendus mais emblématiques de leur époque - empereurs, aventuriers, marchands, eunuques, pirates, missionnaires, orfèvres, soldats... -, il nous dépeint un Grand État qui, loin d'être replié sur lui-même, n'a jamais cessé d'être connecté au reste du monde, que ce soit ses proches voisins ou les puissances impérialistes d'Europe. Une fresque ambitieuse sur huit siècles (XIIIe-XXe siècle) servie par une érudition époustouflante et un grand talent narratif.

  • Un portrait très vivant de l'Egypte d'Amenhotep III (vers 1442 av. J.-C.) sur 24 heures, avec un personnage par heure, du pharaon au simple potier, de l'embaumeur au voleur de tombes, en passant par la sage-femme et la pleureuse - ou comment un archéologue de renom nous aide à comprendre une civilisation complexe au moyen d'un docufiction sur papier, dans l'esprit des livres d'Alberto Angela sur l'Antiquité romaine.

  • Après «24 Heures dans l'Égypte ancienne», de Donald P. Ryan (Payot, oct. 2019), voici de nouveau 24 chapitres et un personnage par chapitre, cette fois pour raconter chacune des 24 heures d'une journée à Athènes en 416 av. J.-C., lors d'une pause dans la guerre du Péloponnèse. En ce temps-là se trouvaient réunies dans la cité plusieurs grandes figures du monde grec, dont Alcibiade, Aristophane, Sophocle, Euripide, Hippocrate, Platon et bien sûr Socrate. Mais l'historien britannique Philip Matyszak n'oublie pas les Athéniens ordinaires, qui ont contribué eux aussi à forger une civilisation dont nous sommes les héritiers. Mieux, c'est à travers le regard et le quotidien de ces petites gens qu'il fait revivre les célébrités de l'époque.

  • 20 novembre 1945 : à Nuremberg s'ouvre le procès exemplaire des criminels de guerre nazis. Les Américains veulent en faire un show médiatique pour transmettre au monde « le plus grand conte moral jamais raconté ». Dans ce récit très narratif, Sylvie Lindenperg raconte l'avant-procès - la quête effrénée de bouts de pellicules et d'images à travers toute l'Europe -, puis le filmage quotidien durant 10 mois et la compétition farouche entre les équipes américaine et russe. Avec, en protagonistes de cette bataille de l'image, les frères Schulberg : Budd, l'auteur de «Qu'est-ce qui fait courir Sammy ?,» et son frère Stuart, le producteur de la NBC.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

    Traduit de l'italien par Nathalie Bouyssès et Mario Pasa.

  • Tout à la fois archéologue et homme de télévision, l'Italien Alberto Angela reprend la formule du "docufiction sur papier", qui a fait le succès d'«Empire» (Payot, 2016), pour nous offrir un reportage au coeur du quotidien de Pompéi durant les deux jours ayant précédé le réveil du Vésuve, en 79 de notre ère, puis pour nous décrire la colère destructrice du volcan dans un film catastrophe qui durera l'équivalent d"une troisième journée. Un livre d'histoire qui brise bien des idées reçues à partir des dernières découvertes scientifiques (la catastrophe aurait eu lieu à l'automne et non en août), mais qui possède aussi un tel souffle romanesque qu'on se croirait embarqués à bord d'un «Titanic» de l'Antiquité.

  • Une journée dans la Rome antique sous le règne de Trajan, quart d'heure par quart d'heure, par l'auteur d'«Empire» et des «Trois Jours de Pompéi; »après ces deux succès et avec un même talent de conteur, Alberto Angela immerge si bien ses lecteurs dans l'Antiquité romaine qu'il fait presque d'eux des Romains afin qu'ils la comprennent mieux. Un livre qui s'est vendu à plus de 500 000 ex. en Italie.

  • Une histoire globale des interactions entre l'homme et la nature à travers les grands cataclysmes climatiques qui ont bouleversé la vie de l'humanité, de la collision des continents il y a trois millions d'années au réchauffement climatique qui nous menace aujourd'hui. Comment l'homme, qui a toujours subi de grands stress environnementaux, s'est toujours efforcé de transformer la nature pour mieux la domestiquer et comment, en retour, la nature n'a cessé de se venger, entraînant l'effondrement de maintes civilisations et obligeant l'homme à toujours s'adapter à de nouvelles conditions de vie.
    Par un journaliste en sciences humaines spécialiste de l'histoire globale et mondiale (www.histoire-mondiale.com).

  • Cet écrit majeur a renouvelé la façon de penser les dominations coloniales. Plutôt que de raconter les colonisations d'un seul point de vue (celui de la métropole ou celui de la colonie devenue indépendante), Ann Laura Stoler et Frederick Cooper proposent en effet de les englober dans une histoire des empires qui permet d'étudier ensemble, dans leurs interactions réciproques, les dominants et les dominés. Les colonies n'étaient pas des espaces vierges qu'il suffisait de modeler à l'image de l'Europe ou d'exploiter selon ses intérêts ou ses désirs ; et les Etats européens n'étaient pas des entités autonomes qui, à un moment de leur histoire, se sont projetés outre-mer. Les unes et les autres se sont mutuellement construits. Un livre capital pour tous ceux que passionnent les sociétés coloniales.

  • Dans cet ambitieux et enthousiasmant ouvrage, Violet Moller retrace le chemin que des manuscrits antiques qu'on croyait perdus à la chute de l'Empire romain parcoururent par-delà les continents et par-delà les siècles pour être retrouvés à la Renaissance. Elle nous embarque dans les bagages d'hommes avides de connaissances, copistes et humanistes, passeurs d'ouvrages d'astronomie, de mathématiques et de médecine, sur la piste de ces sept cités du savoir qui brillaient au coeur du Moyen Âge : Alexandrie, Bagdad, Cordoue, Tolède, Salerne, Palerme, Venise. Une enquête palpitante à la recherche de notre patrimoine culturel, menée à la manière du best-seller de Stephen Greenblatt, «Quattrocento».

  • Le monde antique resta béant, pour ainsi dire, lorsque la mort prématurée et inattendue d'Alexandre le Grand mit brusquement fin à sa carrière impétueuse. Ses amis et ses ennemis ne tardèrent pas à déformer sa mémoire en des images incompatibles, si contradictoires que les historiens ne cessèrent d'hésiter entre les portraits qui leur étaient proposés. Mais qui fut Alexandre le Grand ?

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  • Sitting-Bull, Oeil-de-Faucon : pendant des générations, ils ont été les héros préférés de la jeunesse. Leur renommée pittoresque s'est créée à travers les romans d'aventures ou le cinéma. Mais quel en est la part de réalité ? Voici leur "histoire vraie", sur la foi de souvenirs précis et de documents exacts. Ce classique de 1928, couronné par l'Académie française, permet de redécouvrir la vie quotidienne et l'histoire authentique des Indiens des Plaines, qu'on appelait alors les Peaux-Rouges.

  • 404 avant J.-C. : Athènes fait l'épreuve de la guerre civile. Un an plus tard, en 403, la démocratie est restaurée. Les démocrates font alors le serment que personne ne devra revenir sur le passé, rappeler les morts, les violences de la guerre. Bref, il est demandé à tous les citoyens d'oublier la division de la cité. Faudrait-il donc oublier pour se réconcilier et former une nation unie ? Quel est le bon usage de la mémoire ? Que voulaient réellement oublier les Athéniens ? En quoi le conflit est-il central à la démocratie ?

  • Un livre exceptionnel sur l'un des sites religieux majeurs de notre planète : La Mecque, ville où le prophète Mohamed est né et direction vers laquelle tous les musulmans se tournent pour prier. Ziauddin Sardar retrace, depuis les origines de la ville et le voyage d'Abraham, quatorze siècles d'une histoire parfois agitée. Car la Ville Sainte n'est pas seulement un lieu spirituel. En drainant chaque année trois millions de croyants, elle est un centre névralgique, un enjeu de pouvoir économique, politique et culturel qui façonne les esprits et exerce une influence considérable sur les événements du monde.

    Traduit de l'anglais par Tilman Chazal et Prune Le Bourdon-Brécourt.

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  • L'histoire fascinante de Harro et Libertas Schulze-Boysen, couple d'espions allemands infiltrés dans l'administration du Reich et à la solde de l'Union soviétique, qui furent à l'origine de l'Orchestre rouge de Berlin, le mouvement de résistance à Hitler, et qui périrent exécutés par les nazis en 1942. Par Norman Ohler, écrivain, journaliste et scénariste allemand à succès. Son premier livre de non-fiction, «L'Extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue» (La Découverte, 2016), a été traduit en 25 langues.

  •   À partir d'un important matériel en partie inédit, archives cubaines, journaux intimes, témoignages et photos, Paco Ignacio Taibo II construit une biographie complète et détaillée qui révèle un personnage complexe et surprenant. Le guérillero insolent, moqueur et dur, surtout avec lui-même, laisse place à un homme différent de celui qu'on croyait connaître. Paco Ignacio Taibo II nous fait rencontrer Ernesto Guevara au-delà du mythe du Che et écrit « la » grande biographie latino-américaine d'un héros latino-américain. Cette fresque historique extraordinairement documentée devient sous la plume de l'écrivain un roman d'aventures unique.

  • À partir d'un important matériel en partie inédit, archives cubaines, journaux intimes, témoignages et photos, Paco Ignacio Taibo II construit une biographie complète et détaillée qui révèle un personnage complexe et surprenant. Le guérillero insolent, moqueur et dur, surtout avec lui-même, laisse place à un homme différent de celui qu'on croyait connaître. Paco Ignacio Taibo II nous fait rencontrer Ernesto Guevara au-delà du mythe du Che et écrit « la » grande biographie latino-américaine d'un héros latino-américain. Cette fresque historique extraordinairement documentée devient sous la plume de l'écrivain un roman d'aventures unique.

    Traduit de l'espagnol (Mexique) par Florence Bourgade, Béatrice, Corinne Gobin, Delphine Peras et René Solis.

  • En 1892, le Pera Palace à Istanbul fut le premier hôtel de luxe destiné aux voyageurs occidentaux montés à bord du mythique Orient-Express. Agatha Christie, John Dos Passos, Ernest Hemingway, Léon Trotski et Joseph Goebbels foulèrent ses sols rutilant de marbre. En plein quartier des ambassades, son hall grouillait de tant d'espions qu'un écriteau leur enjoignait de laisser les places assises aux véritables clients de l'hôtel... Ce dernier survécut même à l'explosion d'une bombe placée par les services secrets bulgares dans les bagages d'un diplomate britannique. C'est là, entre Orient et Occident, que s'écrivit l'Histoire. Plébiscité par la critique, ce livre a reçu le prix 2016 du livre de voyage urbain Le Figaro Magazine / The Peninsula.

  • C'est en entendant le franc-parler du pape François, écho des accents virulents de ses prédécesseurs du Moyen Âge, qu'Alessandro Barbero a entrepris ce voyage à travers la parole pontificale du XIe siècle à nos jours. Révélatrices de la personnalité de chaque pape, ces petites phrases ont surpris, ému, parfois scandalisé, la communauté des catholiques, et souvent bien au-delà.

    Ainsi, en 1239, Grégoire IX n'hésite pas, dans sa lettre d'excommunication visant l'empereur Frédéric II, à le comparer à la bête velue de l'Apocalypse et instaure durant tout le Moyen Âge la primauté de l'Église sur les rois de ce monde. En 1891, en pleine exploitation des travailleurs et lutte des classes, Léon XIII parle de la réalité de la « question ouvrière » et appelle les patrons à ne pas trop rechercher le « culte du profit ». En 1963, prônant la coexistence pacifique entre États, Jean XXIII réaffirme les concepts de dignité de la personne humaine et de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Autant de pierres d'angle qui contribuèrent à faire entendre la voix pontificale dans le grand concert des nations.

    Un essai brillant pour quiconque veut comprendre le poids de l'Église dans le monde.

  • Comment le FLN a-t-il fait, alors que ses troupes étaient écrasées par l'armée française, pour amener de Gaulle et le gouvernement de la France à accepter l'indépendance ? La réponse se trouve bien au-delà des frontières de l'Algérie, car c'est sur la scène internationale que les nationalistes ont livré leurs combats les plus décisifs.

    Leurs meilleures armes furent psychologiques et médiatiques. Rapports sur les droits de l'homme, conférences de presse, congrès de la jeunesse, etc., furent utilisés pour alerter l'opinion mondiale et invoquer les lois internationales dans un contexte qui était également celui de la guerre froide. Soutenus par des pays aussi divers que l'Arabie Saoudite et la Chine communiste, les Algériens finirent par rallier une majorité contre la France aux Nations unies.

    Ainsi vinrent-ils à bout d'un président et d'un gouvernement désormais obsédés par l'impact de la guerre sur la réputation de leur pays à l'étranger. Un exemple pionnier qui allait inspirer l'OLP d'Arafat, ou encore l'ANC de Mandela...

  • Versailles, lieu de pouvoir ? Oui, mais aussi lieu de plaisir, de désir et de débauche. Du modeste pavillon de chasse de Louis XIII, le jeune Louis XIV fait une garçonnière pour y abriter ses premières amours avec la timide Louise de La Vallière, puis décide, au grand dam de Colbert, d'aménager le lupanar de ses jeunes années. De la pulpeuse Mme de Montespan à l'ardente Mme de Maintenon, maîtresses, favorites ou passades d'un soir se succèdent alors en un tourbillon mutin. On y lutine avec ardeur dans les alcôves accueillantes des appartements de Le Brun ou derrière les bosquets propices des jardins de Le Nôtre. Après les mignons de Monsieur et les orgies du Régent, les demoiselles du Parc-aux-cerfs choisies par la Pompadour se disputent l'honneur d'être troussées par l'insatiable Louis XV. Las, Louis XVI le Mou peine à honorer Marie-Antoinette et, à la veille de la Révolution, la « petite Sodome » aux moeurs débridées a jeté ses derniers feux.

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  • Au début du XVIe siècle, dominicains et franciscains furent les premiers hommes d'Église à poser le pied au Nouveau Monde, dans le sillage des conquistadores, pour évangéliser les peuples conquis avec la bénédiction pontificale. Durant trois siècles, l'histoire des ordres religieux fut celle des espoirs, des controverses et des doutes que la place des Indiens dans le monde colonial américain suscita en Espagne. Sur le terrain, les problèmes qu'ils durent surmonter pour transmettre leur message les amenèrent à se familiariser avec le passé et la culture indigènes, à adapter leurs catéchismes et à apprendre les langues des autochtones, jusqu'à s'en faire les porte-parole. C'est en leur nom que, avec Bartolomé de Las Casas, ils plaidèrent leur cause auprès de la Couronne et combattirent les abus des colons.

    Arrivés plus tard, les jésuites jouèrent rapidement un rôle central dans cette société. Sous leur impulsion, les ordres renouèrent avec leur mission première et se lancèrent sur de nouveaux chemins d'évangélisation. La Compagnie de Jésus elle-même multiplia les missions aux marches reculées de l'empire, au Chili, en Amazonie et au Paraguay. Son expulsion brutale à la fin du XVIIIe siècle devait marquer pour les religieux le temps des ruptures et pour l'Amérique espagnole celui des guerres d'Indépendance (1810-1824).

  • Avec la même veine narrative que «Minuit au Pera Palace » et le même talent pour embrasser la grande histoire à partir de destins singuliers, Charles King retrace l'histoire chaotique et fascinante d'Odessa, port russe conçu par l'impératrice Catherine II comme la perle de la mer Noire entre Orient et Occident. Une ville tour à tour géniale, berceau de Pouchkine, d'Isaac Babel et d'Eisenstein, et tragique, théâtre du massacre en 1941 de la quasi totalité de sa population juive.

  • Une semaine qui changera le monde. Février 1917 : Lénine vit en Suisse, exilé ; Pétrograd s'enflamme. Persuadé de passer à côté de son destin, il cherche par tous les moyens à regagner la Russie. Les Allemands, qui veulent soulager le front de l'Est, ont l'idée de faciliter son retour. Le trajet de Lénine, sa femme Nadia et une trentaine de fidèles, 3 200 kilomètres à travers l'Allemagne, la Suède et la Finlande, durera huit jours. Huit jours intenses, sans se laver, presque sans manger ni dormir, dans un wagon décrété zone extraterritoriale. Le 9 avril 1917, lundi de Pâques, à minuit, juché sur une voiture, Lénine prononce fiévreusement ses premiers discours : le monde ne sera plus jamais le même... Refaisant le trajet de Lénine, Catherine Merridale nous fait revivre ce voyage fascinant où s'entremêlent espionage, intrigues diplomatiques, histoire militaire et idéologique en ce moment charnière de l'Histoire.

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