• En 1789, Paris comptait moins de 600 000 habitants. À partir de la Restauration, sa population double en cinquante ans, quadruple en un siècle sous l'effet de migrations très fortes. Déjà centre politique et culturel, la capitale devient aussi le principal centre économique et financier : sa puissance inquiète, sa richesse fait envie. Effrayés par la grande métropole, les régimes successifs lui ont tous refusé l'autonomie et l'ont quasi administrée directement. Les monarchies du XIXe siècle ont essayé d'aménager la capitale. La Troisième République, appuyée sur des notables ruraux, l'a négligée. Depuis le régime de Vichy, Paris semble être devenu le bouc émissaire de l'aménagement. Derrière les critiques mal fondées et les politiques antiparisiennes, on devine une doctrine antiurbaine, apparue avec les fascismes des années 1930, qui s'oppose encore aujourd'hui à la grande ville.

  • En 1985, l'auteur, pilote de Concorde, effectue son premier « vol présidentiel ». Dans cet ouvrage, il nous dévoile les arcanes de ces vols spéciaux...
    Au travers d'anecdotes savoureuses, il plonge le lecteur dans l'ambiance particulière des vols officiels. Avec le président Mitterrand en Indonésie, au Japon, au Canada, au Québec, en Inde ou au Pakistan. Avec Jacques Chirac, dans son raid éclair à Nouméa, ou avec le Pape Jean Paul II lors de sa tournée pastorale dans l'océan Indien en 1989.
    Bernard Marchand raconte le déroulement de ces missions particulières et en profite pour nous faire découvrir le vol supersonique, ses particularités et ses difficultés parfois. Il explique de façon claire la formation du bang supersonique et sa propagation, le fonctionnement des entrées d'air des réacteurs de Concorde, miracles de la technique. Le lecteur découvre aussi la vie de ces équipages qui ont permis à cet avion légendaire de se faire admirer, partout dans le monde entier.

  • Après la Commune, la peur de Paris a suscité une haine croissante dans la littérature et les discours politiques et elle a guidé l'action de l'État. Celui-ci, depuis Pétain, s'est donné pour tâche de réduire l'agglomération parisienne. Cette politique, la seule menée continuellement par tous les régimes et tous les partis depuis un demi-siècle, est passée à peu près inaperçue, mais elle a eu des effets considérables, quasi suicidaires pour la Nation.

    Sommaire
    La Ville mal aimée en France, du xviiie au régime de Vichy

    * La ville séductrice et dangereuse : 1760-1870
    * Un tournant dans l'urbaphobie : crises et Retour à la Terre, 1870-1914
    * L'essor du provincialisme : 1919-1940

    L'urbaphobie depuis Vichy : l'action

    * Les politiques séculaires
    * Naissance et établissement de l'« Aménagement du territoire », contre Paris 1940-1960
    * Tous contre Paris, sauf la parenthèse gaulliste : 1960-1995
    * La propagande urbaphobe aujourd'hui
    * Retour à la ville ou retour à la Nature ?

    Les fondements théoriques de l'Urbaphobie

    * Les critiques urbaphobes
    * La Ville et l'État
    * Les idéologies sous-jacentes, évolution à grande longueur d'onde

  • En 1789, paris comptait moins de 600 000 habitants.
    A partir de la restauration, sa population bondit sous l'effet de migrations très fortes : elle double en cinquante ans, quadruple en un siècle. déjà centre politique et culturel, la capitale devient aussi le principal centre économique et financier : sa puissance inquiète, sa richesse fait envie. effrayés par la grande métropole, les régimes successifs lui ont tous refusé l'autonomie et l'ont pratiquement administrée directement.
    Les monarchies du xixe ont essayé d'aménager la capitale. la troisième république, appuyée sur des notables ruraux, l'a négligée. a partir du régime de vichy, paris semble être devenu le bouc émissaire de l'aménagement. derrière les critiques mal fondées et les politiques antiparisiennes, on devine toute une doctrine anti-urbaine, apparue avec les fascismes des années 1930, qui s'oppose encore aujourd'hui à la grande ville.

  • La ville suscite de longue date les plus vives et solides condamnations. Si la Révolution industrielle fournit encore une inépuisable matière première à la détestation urbaine, Babel ou la Rome décadente avaient déjà longtemps avant contribué à la construction d'un imaginaire antiurbain occidental. Rares sont les recherches consacrées à l'urbaphobie et encore plus rares sont celles qui ont tenté d'aller au fond des origines, des contenus et de la portée de la pensée urbaphobe. Cet ouvrage tente ainsi un exercice original et important à travers des textes qui dévoilent l'ampleur de la pensée et des effets de l'urbaphobie dans différents contextes nationaux. Il offre au lecteur une somme de références dont l'ambition est de convaincre des enjeux scientifiques, économiques et sociaux d'une tendance qui bride encore réflexions et pratiques urbaines.

  • La Seine, ses mythes et ses légendes coulent de la même source. Les riverains de ce merveilleux fleuve ont fait des offrandes à Sequana pour obtenir guérison et protection, avant d'implorer beaucoup plus tard Notre-Dame ou sainte Honorine. De la Bourgogne, où se trouve curieusement le tout premier pont de Paris, à la Normandie, ils imaginèrent des monstres terrifiants entrainant les navigateurs dans les eaux du fleuve qui traverse la capitale.
    Gargantua pissait les inondations et les saints n'avaient qu'à lancer leur étole pour que la Seine apaisée laisse glisser les navires... Les auteurs vous invitent à voyager comme il vous plaira, dans votre fauteuil ou bien dans vos chaussures le long des chemins de halage, en curieux des deux rives, de Source-Seine jusqu'au Havre, vous arrêtant dans chaque commune pour en découvrir les récits.

  • Au cours des années 1970, les sciences humaines, et tout particulièrement la géographie, ont connu deux bouleversements qui les ont profondément marquées. D´une part, l´essor du structuralisme au sens large, c´est-à-dire l´intérêt principal porté aux relations entre variables et phénomènes et à leurs formes. Les géographes anglo-saxons introduisirent alors la modélisation dans une discipline qui était restée encore largement descriptive, ce qui amena les chercheurs à traiter beaucoup plus fréquemment les données statistiques.  D´autre part, la construction d´ordinateurs de plus en plus puissants, qui permit d´utiliser des méthodes quantitatives comme la corrélation, la régression, l´analyse des données avec ses différentes métriques, la cartographie assistée et de construire des modèles et des simulations.  C´est pour contribuer à introduire en France ces nouvelles notions que les trois auteurs publièrent cette Introduction à l´analyse de l´espace en 1977, ouvrant ainsi le champ d´une « nouvelle géographie ».
    Aujourd´hui, leurs méthodes et modèles sont toujours d´actualité, à l´heure où l´analyse de l´espace, dans un contexte d´expansion des outils de géolocalisation, prend une place incontournable.   Marie-France CICÉRI, géographe, a travaillé comme urbaniste à Toronto, au laboratoire de Mathématiques du CEA puis à France-Telecom (modèles de tarification).  Bernard MARCHAND, agrégé, docteur d´État, a enseigné aux États-Unis, au Canada, au Brésil, au Venezuela, en Thaïlande... Il a dirigé le Master d´Urbanisme, IFU, de l´université Paris-8.  Sylvie RIMBERT, directrice de recherche honoraire du CNRS et présidente honoraire du Comité français de Cartographie, a travaillé à l´université de Strasbourg et à l´étranger en cartographie et analyse spatiale.  Avec la préface de Denise PUMAIN, professeur à l´université Paris-I, membre de l´Institut universitaire de France et directrice du laboratoire Géographie-cités (1).

  • Deux hommes se toisent sur un plateau de télévision. L'un, chevelu, parle comme si le silence allait signer son arrêt de mort; l'autre, cravaté, mesure ses effets devant la caméra. Ceci est la transcription de la longue conversation qu'ils ont au cours d'une émission ressuscitée des archives du petit écran, et le roman des romans qui s'insinuent en nous, par toutes sortes de hasards, pour faire de notre mémoire un livre ouvert et infi­niment renouvelable. Car, de même que les fruits des arbres se propagent grâce au vent, les livres ont besoin de nos mains et de nos yeux pour entreprendre leur voyage de germination. Celui, par-delà l'espace et le temps, de l'esprit des lettres. Dans ce tête-à-tête commémoratif d'une émission littéraire qui a marqué l'histoire de la télévision, Alain Bernard Marchand raconte l'éveil d'un jeune à la lecture, la poursuite de ce bon­heur dans sa vie d'écrivain, et s'interroge sur ce qui, de tous les livres que nous lisons, reste et constitue le fondement de nos mémoires.

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