• Autant journal de bord d'un artiste que carnet de résidence servant de prétexte à un exercice littéraire original. Méditations, réflexions, collages, travail sur le récit et sur la syntaxe qui le conditionne et l'invente.
    Jérémy Liron, né en 1980, a publié plusieurs ouvrages, aux éditions Nuits Myrtides, publie.net, La Termitière, flblb... L'artiste est surtout connu pour son travail de peintre, salué par Philippe Dagen, François Bon ou par Pierre Wat. Il y a de nombreux catalogues pu­ bliés sur son travail. Il expose de façon permanente à Galerie Isabelle Gounod, 13 rue Chapon, 75003 Paris.

  • Jérémy Liron, né en 1980, est un peintre vivant à Lyon, exposé régulièrement par la galerie Isabelle Gounod à Paris. Menant un travail littéraire parallèlement à ses recherches plastiques, il a également publié plusieurs articles, préfaces, catalogues et livres (notamment aux éditions Publie.net dirigées par François Bon).
    Il publie sur son blog depuis plusieurs années des textes : notes sur des expositions, des ouvrages lus, des réflexions d'atelier - c'est une sélection de cet ensemble que nous présentons aujourd'hui.

  • «Habiter», ce sont cinq textes très différents, pour explorer, par les voies du poème et de la prose, des manières d'habiter, d'investir l'espace, de le rêver, de le penser et de s'en souvenir. « Lieu favorable » trame des souvenirs, les images ténues, crépusculaires parfois, venues de l'enfance. On y devine une vieille ferme, une « maison de paille » disparue, des silhouettes enfantines. Dans « l'annonce », une quête impossible déploie ses questions, dans l'énergie d'un inventaire sans fin, celui d'un lieu où l'on pourrait vivre. Les « 144 fragments pour habiter » s'ouvrent comme une rêverie accompagnée, tissée de micro-récits, de lectures, de voix citées, traces & trajets, pour explorer ce qu'habiter engage. « Ailleurs » offre le portrait d'une maison perdue dans les arbres, en écho à l'impossible quête qui fut celle de H.D. Thoreau et « la cabane », poème qui clôt le livre, suggère l'horizon pacifié d'une forme souple, légère, amicale : la cabane où respirer, jouer avec les formes, défaire, reprendre et continuer. En écho, l'ouverture des façades et des paysages de Jérémy Liron, l'intensité de leur couleur, relance et déplace les points de vue. De césures en reprises, l'obstination du regard approfondit l'enquête. Dans l'espace du livre, habiter ne s'invente pas seul.

  • Essai poétique en prose abordant Don Quichotte à travers le cinéma, sa temporalité, la vitesse, le noir et le blanc, la lumière... Avec des photogrammes tirés de La Mancha de J. Liron, vidéo numérique montée en boucle filmant le paysage vu d'un train.

  • Présentation de peintures de J. Liron de la série Lyon-Béthune accompagnées de textes sur le travail de l'artiste.

  • Grandes boîtes bleues Nouv.

    Si les grandes boîtes bleues sont d'abord les contenants d'une archive familiale, notamment photographique, elles deviennent très vite autre chose et davantage dans les poèmes de ce recueil. S'il existe un plaisir manifeste à fouiller ces boîtes, à en extraire des fragments, il existe également le plaisir de travailler la boîte travailleuse elle-même : le poème devient cette boîte sonore qui cherche et s'anime : par glissades, sursauts, contritions,...
    Les poèmes qui composent cet ensemble, dont les plus anciens datent du début des années 2000, sont pour la plupart des poèmes de rebut, insatisfaisants, partiellement oubliés, abandonnés dans des dossiers éparpillés. Ils formaient ainsi une « archive négative », une archive du manque, du raté, du mal dit, mal senti.
    /> Ils ont été repris, réécrits et assemblés par l'auteur sans savoir s'ils seraient à même de devenir autre chose que ce qu'ils étaient.

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