Au nom de la loi ; justice et politique à Athènes à l'âge classique Au nom de la loi ; justice et politique à Athènes à l'âge classique
Au nom de la loi ; justice et politique à Athènes à l'âge classique
Au nom de la loi ; justice et politique à Athènes à l'âge classique

Au nom de la loi ; justice et politique à Athènes à l'âge classique

À propos

On a coutume de voir dans la démocratie athénienne du Ve siècle av. J.-C. l'ancêtre de nos démocraties modernes et d'associer étroitement la mise en place du système politique athénien et l'élaboration d'une législation qui remettait le pouvoir de décision et la capacité de juger entre les mains de la communauté des citoyens. Désormais les tribunaux populaires étaient l'expression de cette souveraineté aux côtés de l'Assemblée du peuple et du Conseil des Cinq Cents.
Mais la crise politique et militaire qui marqua la fin du Ve siècle allait susciter un débat sur la valeur de cette justice démocratique et des lois dont elle était l'expression. Ce débat, initié par les sophistes, agita le milieu des penseurs tout au long du IVe siècle : de Socrate et le procès politique qui lui fut intenté, Platon et sa cité juste idéale, jusqu'à Aristote et sa critique d'une législation jugée incohérente. Mais dans les faits, qu'en est-il exactement de l'indépendance de la justice par rapport au politique ? C'est à cette question essentielle, et toujours actuelle, de la séparation des pouvoirs que Claude Mossé tente de répondre avec la même honnêteté intellectuelle et le même souci didactique qui ont assuré le succès de ses précédents livres. S'appuyant sur les nombreux plaidoyers, privés comme publics, parvenus jusqu'à nous, formidables révélateurs des transformations de la société athénienne, de l'évolution des moeurs, mais aussi des conflits politiques auxquels la cité devait faire face, elle démontre clairement que le verdict des juges ne dépendait pas de la seule application de la loi et que justice et politique étaient étroitement imbriquées.
En définitive, si la souveraineté de la loi n'a pas remplacé la souveraineté populaire - mais comment le pourrait-elle dans la mesure où le mode de recrutement des magistrats par tirage au sort n'avait pas changé ? -, les tribunaux ne sont pas non plus devenus à eux seuls les maîtres des décisions politiques, révélant en cela la véritable originalité du « modèle » athénien.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Antiquité (jusqu'en 476)

  • EAN

    9782228905886

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    221 Pages

  • Longueur

    22.5 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    1.6 cm

  • Poids

    296 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Claude Mossé

Né en 1928 à Paris, dans une famille de vieille souche provençale, Claude Mossé est historien de formation. Diplômé de Sciences Politiques, il quitte l'ENA après le concours d'entrée, plus attiré par le journalisme que l'administration.
Après quatre ans de stage au Figaro, de nombreux médias audiovisuels lui ouvrent leurs portes, parmi lesquels Radio Monte Carlo, Radio Luxembourg, Radio Télévision Belge, Radio Canada, France Inter... Il collabore ensuite pendant plus de quarante ans à la Radio Télévision Suisse Romande, en qualité de grand reporter essentiellement, puis comme producteur et animateur d'émissions littéraires, d'histoire, de voyages...
De 1960 et 1990, il visite ainsi de nombreux pays et s'entretient avec de nombreuses personnalités : Édouard Daladier, Gérald Ford, Le Corbusier, Nerhu, Léopold Sédar Sanghor, le pape Paul VI, l'abbé Pierre... Il commente de nombreux événements afin de rendre compte de l'actualité : obsèques du général de Gaulle, de Winston Churchill, guerre du Biafra, du Bengladesh, des Six-Jours, départ de la fusée Apollo pour la lune...
Voyageur insatiable, passionné par la Renaissance, homme d'audiovisuel et de plume, maintes fois récompensé, il est l'auteur de plus de quarante ouvrages.

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